Le Royaume-Uni augmentera son financement de l’UNRWA
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Le Royaume-Uni augmentera son financement de l’UNRWA

Après l'annulation de l'aide US, Londres offre 9 M $ supplémentaires pour l'éducation et la santé des réfugiés les plus vulnérables

Alistair Burt, ministre d’Etat britannique, ministre du Moyen Orient et de l'Afrique, à Jérusalem, en janvier 2012 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Alistair Burt, ministre d’Etat britannique, ministre du Moyen Orient et de l'Afrique, à Jérusalem, en janvier 2012 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le gouvernement britannique a annoncé mardi qu’il augmenterait sa contribution à l’agence des Nations Unies qui fournit des services aux réfugiés palestiniens, quelques jours après que les États-Unis ont annoncé leur intention de supprimer tout financement à cette organisation, qualifiée de « biaisée ».

Le Royaume-Uni versera 7 millions de livres sterling supplémentaires (9 millions de dollars) à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), portant sa contribution totale pour l’année en cours à 45,5 millions de livres (58,5 millions de dollars).

Dans un communiqué, le ministre chargé du Moyen Orient, Alistair Burt, a déclaré que l’argent serait utilisé pour fournir des services humanitaires de première nécessité.

« L’aide du Royaume-Uni, par l’intermédiaire de l’UNRWA, fournit une force humanitaire et stabilisatrice essentielle au Moyen-Orient, éduquant des centaines de milliers d’enfants chaque année et fournissant des soins médicaux à certains des réfugiés palestiniens les plus vulnérables, a-t-il dit. « L’aide britannique d’aujourd’hui réaffirme notre soutien sans équivoque à cette agence de l’ONU et au travail important qu’elle accomplit. »

Par ailleurs, l’Espagne a également annoncé qu’elle doublait son financement d’un million de dollars pour le porter à 2 millions de dollars cette année.

Des enfants palestiniens se tiennent à côté des sacs d’aide alimentaire fournis par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens dans le camp de réfugiés de Rafah dans le sud de la bande de Gaza le 24 janvier 2018. (Crédit : AFP / Said Khatib)

L’administration Trump a annoncé vendredi qu’elle réduisait de près de 300 millions de dollars le financement prévu pour l’UNRWA et qu’elle ne financerait plus l’agence après des décennies de soutien. En revanche, elle a indiqué qu’elle chercherait d’autres moyens de venir en aide aux Palestiniens.

S’exprimant à Westminster, Burt a indiqué qu’il n’était pas d’accord avec la décision américaine.

« Nous comprenons les préoccupations des États-Unis, mais nous ne pensons pas que la façon dont ils ont réagi soit correcte », a-t-il dit au Parlement. « Nous continuerons à soutenir les plus vulnérables parce que, une fois de plus, cela constitue un élément essentiel d’une solution juste aux problèmes entre les Palestiniens et Israël.

Il a également déclaré que les services fournis par l’UNRWA étaient essentiels pour la stabilité de la région.

« Nous sommes profondément inquiets de l’impact dévastateur qu’une pénurie de fonds pour l’UNRWA pourrait avoir sur ceux qui dépendent de ses services, ainsi que des conséquences que cela pourrait avoir sur la stabilité régionale », a-t-il déclaré.

M. Burt a également appelé les autres pays à augmenter leurs dons « pour s’assurer que certains des Palestiniens les plus pauvres continuent à recevoir éducation et soins médicaux ».

Le chef de l’UNRWA s’est félicité de la décision de la Grande-Bretagne.

« Excellentes nouvelles en provenance du Royaume-Uni ! Nous sommes très reconnaissants des fonds supplémentaires annoncés aujourd’hui par Alistair Burt », a déclaré Pierre Krähenbühl sur Twitter. « J’apprécie la confiance accordée à l’UNRWA et le soutien apporté à nos services d’éducation et de santé pour les réfugiés palestiniens. Le partenariat avec le ministère du Développement international est d’une importance capitale. »

Les États-Unis finançaient près de 30 % du budget total de l’UNRWA, qui fournit des soins de santé, une éducation et des services sociaux aux Palestiniens de Cisjordanie, de la bande de Gaza, de Jordanie, de Syrie et du Liban.

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