Le Shin Bet prend en charge la sécurité de Gantz
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Le Shin Bet prend en charge la sécurité de Gantz

Pour des raisons techniques, le chef de Kakhol lavan était protégé par la Garde de la Knesset

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz arrive à une réunion avec le chef d'Yisrael Beytenu Avigdor Liberman à Ramat Gan le 9 mars 2020. (Photo par Tomer Neuberg / Flash90)
Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz arrive à une réunion avec le chef d'Yisrael Beytenu Avigdor Liberman à Ramat Gan le 9 mars 2020. (Photo par Tomer Neuberg / Flash90)

Mardi, le service de sécurité de Shin Bet a pris en charge la protection du chef de Kakhol lavan Benny Gantz, après que ce dernier a reçu des menaces en ligne.

Pour des raisons techniques, il n’avait pas bénéficié de dispositif de protection de la part de l’agence de sécurité intérieure, mais sa protection était assurée par la Garde de la Knesset.

L’État fournit des gardes du corps aux personnalités importantes de l’État, dont le Premier ministre, le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères, le président de la Knesset et le chef de l’opposition, une position que Gantz occupe effectivement depuis près d’un an.

Pourtant, puisque le gouvernement n’a jamais été formé après les élections d’avril 2019, l’opposition n’a jamais été créée techniquement.

Ces dernières semaines, le chef du parti Kakhol lavan – qui cherche à devenir Premier ministre – a reçu un certain nombre de menaces en ligne, ce qui a conduit le service de sécurité interne de la Knesset à augmenter son dispositif de sécurité samedi.

Dimanche, le procureur général Avichai Mandelblit et le chef de la police par intérim Motti Cohen ont rappelé que les forces de l’ordre font preuve d’une politique de tolérance zéro vis-à-vis des menaces ou des incitations à la violence.

Dans leur communiqué, ils se disent « engagés à travailler avec les agences des forces de l’ordre pour répondre rapidement, efficacement et avec détermination aux propos relevant de menaces criminelles ou d’incitation à la violence ».

Tout en garantissant le droit à la liberté d’expression, « il est clair que les propos qui incluent des menaces ou de l’incitation à la violence, ou de la violence physique, ne seront pas tolérés », ont-ils écrit.

« Conformément à la politique des forces de l’ordre pour des affaires aussi graves, elles seront examinées et traitées de manière professionnelle et approfondie ».

Le procureur général Avichai Mandelblit, droite, avec le chef par intérim de la police Motti Cohen à Jérusalem, le 18 décembre 2019. (Olivier Fitoussi / Flash90)

Samedi, le parti Kakhol lavan a déclaré qu’il avait informé la Garde de la Knesset des nombreuses menaces en ligne proférées à l’encontre de son chef, dont des appels directs à des violences physiques. La décision d’ajouter deux gardes supplémentaires au dispositif de sécurité de Gantz est intervenue après qu’il a été attaqué verbalement alors qu’il allait faire un discours samedi soir.

Après avoir accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de semer la « haine et la division » dans la population, le n°1 de l’alliance centriste a tweeté une photo publiée sur Facebook qui appelait à « assassiner Gantz sur Kikar Rabin » et commenté : « Netanyahu, cessez l’incitation à la haine sauvage. Ne faites pas semblant de ne pas savoir ».

Les dirigeants de Kakhol lavan et de la Liste arabe unie portant des keffiehs sur un photomontage. (Crédit : Capture d’écran / Douzième chaine)

Vendredi, après que des photographies retouchées ont été publiées sur les réseaux sociaux montrant des responsables de Kakhol lavan et de la Liste arabe unie portant des keffiehs palestiniens à la manière de Yasser Arafat, Gantz a accusé Netanyahu d’inciter à la violence.

« L’incitation à la violence dépasse toutes les lignes. Si nous ne nous réveillons pas, un nouvel assassinat politique nous guette », a-t-il mis en garde sur Facebook quelques heures après qu’un manifestant anti-Netanyahu a été agressé dans un incident distinct.

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