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Le taux de chômage baisse légèrement

Un rapport du gouvernement indique que le chômage a baissé à 7,8 % ; ce pourcentage reste bien plus élevé que celui de début 2020, avant que la pandémie ne touche le pays

Des Israéliens portent le masque dans le centre Dizengoff de Tel Aviv, le 17 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Des Israéliens portent le masque dans le centre Dizengoff de Tel Aviv, le 17 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le taux de chômage général, en Israël, a connu une légère baisse le mois dernier, même s’il reste élevé par rapport au niveau d’avant la pandémie de coronavirus, selon un nouveau rapport qui a été diffusé dimanche par le Bureau central des statistiques (BCS).

Ce taux était de 7,8 % lors de la deuxième moitié du mois d’août 2021 – il s’élevait à 8,1 % au cours des quinze premiers jours d’août. Ce chiffre comprend les Israéliens ayant été renvoyés ou dont les lieux de travail ont fermé leurs portes depuis le mois de mars 2020 pour cause de pandémie, ainsi que ceux qui se trouvent actuellement en congé sans solde et qui devraient retrouver leur emploi.

Au total, 333 500 personnes étaient sans emploi ou en congé sans solde à cause de la pandémie dans la deuxième moitié du mois d’août, selon le Bureau, contre 349 600 dans les quinze premiers jours du même mois.

Le taux de chômage – en excluant cette fois les personnes affectées par la pandémie – est de 5,6 % par rapport à 5,3 % dans la première moitié d’août.

Avant la pandémie, environ 150 000 Israéliens – ou 3,5 % de la population – étaient sans emploi.

Le Premier ministre Naftali Bennett a salué ces nouveaux chiffres, dimanche, et a paru les lier à une décision gouvernementale plus large visant à éviter un nouveau confinement. L’État juif reste largement ouvert – avec toutefois certaines restrictions – dans le cadre d’une quatrième vague d’infection amenée par le variant Delta.

« Quand le pays est ouvert, le chômage baisse », a estimé Bennett dans un communiqué émis dimanche par son bureau.

« Des centaines de milliers de personnes qui ont perdu leur emploi attendent de nous que nous ne nous cédions pas à l’état d’esprit du toujours plus de nouveaux confinements et du toujours plus de restrictions », a-t-il ajouté, appelant à « maintenir la politique de la vie avec le coronavirus, et à trouver des solutions au lieu de nuire gravement aux revenus de tous les Israéliens ».

Certaines restrictions sont en place au sein de l’État juif – avec des limitations, entre autres, sur les rassemblements – mais Bennett a refusé de prendre des mesures plus drastiques, même si le nombre de patients nécessitant d’être placés sous respirateur a récemment atteint un niveau sans précédent depuis des mois dans le pays.

Selon un article paru samedi, Bennett a refusé d’imposer davantage de limitations sur les rassemblements, affirmant que cela nuirait à l’économie sans pour autant faire baisser le taux de morbidité.

« La politique du gouvernement, c’est un Israël ouvert, en plus d’une guerre sans relâche contre le virus. Il ne s’agit pas ici de quarantaine, de confinement, d’un nombre toujours plus important de restrictions – ce qui est le plus facile – mais de trouver des solutions », aurait déclaré Bennett selon le site d’information Ynet.

Il aurait par ailleurs dit aux responsables des caisses d’assurance-maladie israéliennes qu’ils devaient continuer à concentrer leurs efforts sur la promotion de la vaccination.

Il y aurait des tensions entre les responsables de la Santé et les membres du cabinet depuis quelques jours, les fonctionnaires ayant averti qu’il faudrait mettre un plus grand nombre de restrictions publiques en place, ce que refusent les ministres.

Le 21 août, il y avait 134 000 emplois non pourvus dans tout le pays, ce qui indique un écart entre le nombre d’emplois disponibles et celui de demandeurs d’emploi et ce qui signale la nécessité d’offrir une nouvelle formation à ceux qui n’ont pas pu jusqu’à présent rejoindre le marché du travail.

Le nombre d’emplois disponibles reste élevé dans l’industrie hôtelière et de la restauration ainsi que dans les secteurs du génie et du développement internet.

Au mois de juillet, le gouvernement avait cessé de verser des allocations chômage à la majorité des Israéliens de moins de 45 ans ayant perdu leur travail à cause de la pandémie, après une séance plutôt agitée à la Knesset.

À ce moment-là, l’Institut national d’assurance avait fait savoir que l’État juif avait déboursé plus de 39 milliards de shekels en allocations-chômage en faveur de 1,2 million de citoyens depuis le début de la pandémie.

Selon l’Institut, la situation de tous ceux qui se sont retrouvés au chômage depuis le 1er juillet sera dorénavant évaluée en fonction des critères qui étaient pris en compte avant l’épidémie de coronavirus. Mais la période de travail nécessaire pour qu’un employé puisse réclamer des indemnités chômage est passée de douze à six mois.

Luke Tress a contribué à cet article.

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