Le texte sur la dissolution de la Knesset ne sera pas voté cette semaine
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Le texte sur la dissolution de la Knesset ne sera pas voté cette semaine

Le parti de Netanyahu tente de déjouer le texte de Kakhol lavan qui prévoit la réduction du financement des partis ; la réunion du cabinet a aussi été reportée suite à des disputes

La Knesset vote une première lecture d'un projet de loi visant à dissoudre le gouvernement, le 2 décembre 2020. (Crédit : Porte-parole de la Knesset)
La Knesset vote une première lecture d'un projet de loi visant à dissoudre le gouvernement, le 2 décembre 2020. (Crédit : Porte-parole de la Knesset)

La Knesset ne votera pas, cette semaine, le texte prévoyant la dissolution du Parlement et l’organisation d’élections anticipées, suite à une obstruction réussie du parti du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans la journée de mardi.

Ce texte, soutenu par Kakhol lavan, devait être présenté au vote lundi mais le président de la Knesset Yariv Levin (Likud), avait reporté le vote en l’inscrivant sur l’agenda de mardi. Ensuite, approximativement 60 députés issus du Likud et d’autres formations ont déposé des requêtes réclamant une prise de parole en plénière tandis que les factions ultra-orthodoxes ont demandé que la session s’achève à 16 heures, pour donner aux législateurs suffisamment de temps pour pouvoir se rendre à leurs cérémonies d’allumage de bougies pour Hanoukka.

En résultat, la session s’est terminée mardi sans que la législation n’ait été votée. Elle devra attendre la semaine prochaine.

Le projet de loi a franchi le cap de sa lecture préliminaire et il doit encore subir trois lectures pour être définitivement adopté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et son partenaire de coalition, le ministre de la Défense Benny Gantz, tous deux masqués en raison de la pandémie de coronavirus COVID-19, arrivent pour assister à une cérémonie de remise de diplômes aux nouveaux pilotes sur la base aérienne d’Hatzerim près de Beer Sheva, le 25 juin 2020. (Ariel Schalit / POOL / AFP)

Les députés du Likud disent qu’ils veulent reporter le vote pour pouvoir mener des négociations de dernière minute avec Kakhol lavan, pour empêcher un quatrième scrutin en moins de deux ans. Mais le parti de Netanyahu demanderait au président de Kakhol lavan, Benny Gantz, de renoncer à la clause figurant dans l’accord de coalition qui lui permettra de remplacer Netanyahu au poste de Premier ministre au mois de novembre prochain – une requête que Gantz ne devrait probablement pas accepter.

Le Likud a mis en suspens d’adoption d’un budget pour l’année 2021 – c’est la seule faille figurant dans l’accord de coalition qui empêcherait Gantz de prendre la tête du gouvernement. C’est la raison pour laquelle Kakhol lavan prône dorénavant ce projet de loi de dissolution du Parlement.

Indépendamment de l’approbation du texte, la Knesset se dispersera et des élections seront organisées dans 90 jours (le 16 mars) si un budget n’est pas approuvé d’ici mercredi prochain.

Kakhol lavan, pour sa part, cherche à faire adopter sa propre législation pour entraîner un scrutin – mais une série de clauses contenues dans le texte n’ont pas le soutien du Likud. La loi, en effet, cherche à réduire le financement des partis de 10 % et à imposer des exigences de transparence dans les publicités de campagne. Les partis devraient ainsi s’identifier dans toutes les publicités – sur internet comme dans la presse écrite – dont ils sont à l’origine. Ces clauses sont soutenues par les partis de gauche et de l’opposition, mais pas par le Likud et d’autres factions de droite.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, s’entretient avec le ministre de la Défense Benny Gantz, tous deux portant des masques de protection en raison de la pandémie de COVID-19, lors d’une réunion du cabinet à Jérusalem, le 7 juin 2020. (Crédit : Menahem Kahana / Pool via AP)

Les disputes de coalition ont aussi entraîné un retard de la réunion du cabinet qui avait été reportée à mercredi après deux revers supplémentaires et qui devrait dorénavant avoir lieu jeudi. Le dernier retard avait été entraîné par des désaccords entre Netanyahu et Gantz sur l’agenda de la réunion, a fait savoir la presse israélienne.

Gantz serait également furieux contre Netanyahu pour l’avoir tenu dans l’ignorance de sa décision de nommer le directeur-adjoint actuel du Mossad, actuellement connu sous l’initial « D. » par le public, à la tête de l’agence d’espionnage.

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