Le vice-président vénézuélien, accusé d’être un proche de l’Iran et du Hezbollah, interdit d’entrer aux USA
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Le vice-président vénézuélien, accusé d’être un proche de l’Iran et du Hezbollah, interdit d’entrer aux USA

Tareck El Aissami a joué un rôle capital dans un trafic de drogues international, selon Washington

Tareck El Aissami à Caracas, en novembre 2011. (Crédit : Leo Ramirez/AFP)
Tareck El Aissami à Caracas, en novembre 2011. (Crédit : Leo Ramirez/AFP)

RIO DE JANEIRO – L’administration Trump a imposé des sanctions à l’encontre du vice-président vénézuélien Tareck El Aissami, et l’a accusé d’avoir joué un rôle capital dans le trafic de drogue.

El Aissami, qui a été accusé d’antisémitisme et de liens avec l’Iran et le groupe terroriste du Hezbollah, s’est vu refuser l’entrée sur le sol américain. Le décret émis lundi est le fruit d’une année d’enquêtes.

Un document confidentiel des services du renseignement établi le lien entre El Aissami et 173 passeports et cartes d’identité vénézuéliennes qui ont été délivrés à des individus originaires du Moyen Orient, et notamment à des personnes affiliées au Hezbollah, a indiqué CNN.

Aucune réaction immédiate de la part du gouvernement vénézuélien ni de la part d’El Aissami ne s’est faite entendre.

Le vice-président a toujours démenti être mêlé à des affaires criminelles. Il a été nommé au poste de vice-président au début du mois de janvier par le président du Venezuela, Nicolas Maduro.

« Il n’est pas seulement impliqué dans du trafic de drogues et affilié au mouvement terroriste colombien des FARC. El Aissami a hérité de l’antisémitisme de l’ancien président Hugo Chavez et peut désormais perpétuer l’antisémitisme de Maduro, et menacer encore davantage de vies au Venezuela », a déclaré Ariel Gelblung, délégué du Sion Wiesenthal Center en Amérique latine, au mois de janvier.

Il a ajouté : « En effet, El-Aissami peut transformer l’antisémitisme en une politique et favoriser la transplantation du conflit au Moyen-Orient en Amérique du sud ».

Selon le Wiesenthal Center, le nom d’Aissami apparaît comme un intermédiaire entre l’Iran et l’Argentine, dans le but de couvrir la complicité présumée de Téhéran dans l’attentant de 1994 qui visait l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA). Cet attentat avait fait 85 victimes et 300 blessés. À ce jour, personne n’a été traduit en justice pour cet attentat.

Le mois dernier, neuf juifs vénézuéliens convertis ont reçu l’autorisation d’immigrer en Israël après que la première demande a été rejetée. Les indigènes vénézuéliens s’étaient convertis au judaïsme sous l’égide des d’un tribunal rabbinique conservateur. Il devront effectuer un second processus de conversion qualifié de « symbolique ».

Un article récemment paru dans le Washington Post a indiqué qu’environ 6 000 à 9 000 juifs vivraient toujours au Venezuela, qui abrite 30 millions d’habitants. Il y a à peine 15 ans, 20 000 juifs vivaient dans ce pays d’Amérique latine.

L’article a cité des chiffres publiés par le gouvernement israélien, et a indiqué que 111 juifs vénézuéliens ont immigré en Israël en 2015, soit deux fois plus qu’en 2012.

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