L’employée accusant Sara Netanyahu de lui avoir jeté des tomates et des olives aurait été indemnisée – média
Selon elle, l'épouse du Premier ministre s'est mise à crier et à jeter de la nourriture parce que sa salade ne lui plaisait pas ; Benjamin Netanyahu aurait été présent au moment des faits
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Une agence pour l’emploi a versé des dizaines de milliers de shekels d’indemnités à une employée qui a affirmé que Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre, lui avait jeté des tomates et des olives et l’avait dénigrée à plusieurs reprises, ont rapporté lundi des médias israéliens.
Cette indemnisation a été versée après que l’employée a intenté une action en justice devant le tribunal du travail de Jérusalem contre l’État et l’agence de placement, affirmant que Sara Netanyahu l’avait humiliée à plusieurs reprises au cours des deux années où elle avait travaillé dans la cafétéria du bureau du Premier ministre, a rapporté la chaîne publique Kan.
Selon l’employée, désignée uniquement par uniquement par l’initiale « Shin », alors qu’elle servait un jour le petit-déjeuner à Sara Netanyahu et au Premier ministre dans son bureau, cette dernière était mécontente de sa salade, estimant qu’elle contenait trop de tomates, d’olives et d’oignons.
L’épouse du Premier ministre lui aurait alors jeté des morceaux de tomates et d’olives.
Selon la chaîne N12, qui a été le premier média à rapporter ces allégations le mois dernier, le Premier ministre était présent lorsque son épouse a jeté la nourriture.
Shin a déclaré que la nourriture l’avait touchée au niveau de la poitrine, salissant ses vêtements, et qu’elle était sortie de la pièce en larmes, avant d’être réconfortée par ses supérieurs.
Shin a également affirmé que Sara Netanyahu lui avait hurlé dessus en présence du Premier ministre, l’accusant de ne pas aimer ce dernier et de chercher à nuire au couple.
Un accord confidentiel aurait été signé la semaine dernière pour régler cette affaire : Shin aurait reçu des dizaines de milliers de shekels en échange du retrait de sa plainte.
Selon la chaîne N12, le règlement financier devait être versé uniquement par l’agence pour l’emploi, et non par le bureau du Premier ministre.
Interrogée le mois dernier à ce sujet, Sara Netanyahu avait rejeté ces allégations dans un communiqué, les qualifiant de « mensonges éhontés et d’histoires délirantes qui n’ont jamais existé ».
« Il n’y a jamais eu et il n’y a toujours aucun lien ni contact, pas même le plus infime, entre Mme Netanyahu et l’employée de l’agence. Il s’agit d’une intérimaire employée à la cafétéria du bureau du Premier ministre et qui ne se trouve absolument pas à proximité de la résidence du Premier ministre ; toutes vos allégations sont donc de purs mensonges », indiquait le communiqué.
Le bureau du Premier ministre a déclaré que « le contrat de travail de l’employée avait été résilié à l’initiative exclusive de l’agence de placement, pour des raisons professionnelles, après que des problèmes récurrents avaient été soulevés concernant ses mauvaises performances. Les allégations formulées sont fausses et constituent un mensonge éhonté. »
Ce n’était pas la première fois que Sara Netanyahu est accusée de maltraiter ou d’abuser son personnel.
En 2017, Menny Naftali, un ancien gardien de la résidence du Premier ministre, a obtenu gain de cause dans son procès contre Sara Netanyahu et a été indemnisé à hauteur de 170 000 shekels par le tribunal du travail de Jérusalem. Le tribunal avait conclu que Naftali avait été maltraité par Sara Netanyahu, subissant des violences verbales et psychologiques, et qu’il avait été induit en erreur quant à ses conditions d’emploi à la résidence.
En 2020, un autre ancien employé de la résidence du Premier ministre, un immigré français de 56 ans dont l’identité n’a pas été révélée, a poursuivi Sara Netanyahu pour mauvais traitements, réclamant 650 000 shekels de dommages et intérêts pour harcèlement et abus liés au travail.
L’an dernier, Sylvie Genesia, femme de ménage à la résidence du Premier ministre rue Balfour, a poursuivi Sara Netanyahu et l’agence de recrutement qui l’employait, réclamant 650 000 shekels de dommages et intérêts pour les mauvais traitements qu’elle affirme avoir subis.
En janvier, le tribunal de Tel Aviv a condamné Genesia à verser 120 000 shekels à Sara Netanyahu pour ne pas avoir déposé les documents nécessaires auprès du tribunal dans les délais impartis. Le juge a souligné dans son jugement que cela ne signifiait pas que le tribunal acceptait la version des faits de Sara Netanyahu, mais simplement que Genesia n’avait pas respecté les règles du tribunal et ses demandes répétées, et que l’affaire était donc classée.
Des allégations d’abus ont émergé dès 1996, lorsque Sara Netanyahu avait licencié la nounou de ses enfants pour avoir « brûlé la soupe ».
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