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L’envoyé américain salue Israël pour sa gestion des tensions à Jérusalem

Tom Nides a noté que les frictions récentes dans la capitale, avec des heurts fréquents sur le Mont du Temple, n'avaient pas entraîné de guerre à Gaza comme l'année dernière

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

L'ambassadeur américain en Israël Thomas Richard Nides pendant sa prestation de serment à son nouveau poste, à la résidence du président de Jérusalem, le 5 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël Thomas Richard Nides pendant sa prestation de serment à son nouveau poste, à la résidence du président de Jérusalem, le 5 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

L’ambassadeur des États-Unis en Israël a déclaré, mardi, qu’il reconnaissait « beaucoup de mérite » au gouvernement israélien pour sa prise en charge des tensions à Jérusalem au cours des trente derniers jours. Le mois d’avril, cette année, a été marqué par une rare coïncidence des fêtes de Pessah, de Pâques et du Ramadan.

« Je pense que les choses se sont bien passées », s’est réjoui Thomas Nides pendant un événement qui était organisé à l’Atlantic Council.

Nides a fait remarquer qu’il avait passé beaucoup de temps, dans les semaines précédant le mois d’avril, à parler avec les responsables israéliens, palestiniens, jordaniens et égyptiens de la nécessité d’apaiser les tensions dans la capitale.

« Nous étions très nerveux », a-t-il reconnu, ajoutant que les entretiens avec les responsables avaient porté sur les efforts visant à « tenter de maintenir le calme sur le Mont du Temple ».

L’envoyé a aussi salué le travail réalisé par la vice-secrétaire d’État américaine aux Affaires du Proche-Orient, Yael Lempert, et par le vice-secrétaire d’État aux Affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, qui ont tous les deux fait le déplacement depuis Washington dans la région, la semaine dernière, rencontrant toutes les parties pour essayer de garantir le calme.

Nides a reconnu que « tout n’a pas été parfait », notant néanmoins que son sentiment sur la manière dont Israël avait géré la situation, le mois dernier, « est réellement positif ».

Des Palestiniens – l’un d’entre eux brandit un drapeau du Hamas – affrontent la police israélienne à la mosquée al-Aqsa, sur le mont du Temple de Jérusalem, le 22 avril 2022. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le début du ramadan avait été marqué par des affrontements qui s’étaient répétés pratiquement tous les soirs entre Palestiniens et policiers israéliens à la porte de Damas – suivis par une plus d’une semaine d’échauffourées sur le Mont du Temple à partir du 15 avril, date à laquelle les prières du vendredi du ramadan, le début de Pessah et le vendredi saint avaient coïncidé.

Nides a fait remarquer que les violences n’ont pas débouché sur un conflit ouvert avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, comme cela avait été le cas l’année dernière – même si les terroristes de l’enclave côtière ont tiré six roquettes en direction d’Israël au mois d’avril après des mois de calme.

Israël a aussi connu une vague d’attentats terroristes meurtriers, fin mars, des attaques qui ont fait 16 morts. Et 26 Palestiniens, pendant ce temps, ont été abattus par les troupes israéliennes, la majorité – mais pas tous – lors d’affrontements avec les soldats.

Malgré ces tensions, Israël avait décidé de maintenir sa politique d’allègement des restrictions sur la liberté de déplacement des Palestiniens, autorisant les femmes, les enfants et certains hommes à entrer sur le territoire de l’État juif depuis la Cisjordanie, sans permis particulier, pour se rendre à la prière à la mosquée al-Aqsa pendant le ramadan. La police, à Jérusalem, a aussi fait preuve de plus de retenue, permettant les rassemblements à la porte de Damas, dans la Vieille Ville – des rassemblements qui avaient été interdits pendant une grande partie du mois sacré musulman, l’année dernière.

Au cours du même événement, mardi, Nides a été interrogé sur les récentes affirmations faites par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, qui a déclaré que le leader nazi Adolf Hitler « avait du sang juif » et que « certains des pires antisémites sont eux-mêmes juifs ».

« Ces propos ressemblent à ceux d’un homme qui est en train de perdre la guerre », a dit Nides. « C’est tellement scandaleusement stupide… Ce qu’a fait la Russie a fait reculer le pays, à mon humble avis, d’une trentaine d’années – pas seulement face à Israël mais aussi face au monde », a-t-il expliqué.

Israël a dénoncé ces propos et appelé la Russie à présenter ses excuses. Moscou, de son côté, a doublé la mise mardi, accusant Jérusalem d’appuyer « le régime néo-nazi de Kyiv. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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