L’envoyée d’Israël en Belgique revient sur son emploi du mot « terroriste »
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"Ils sont manipulés par l'organisation terroriste Hamas"

L’envoyée d’Israël en Belgique revient sur son emploi du mot « terroriste »

Après avoir été convoquée par le ministère des Affaires étrangères belge, Simona Frankel précise sa pensée à propos des manifestants de Gaza

Simona Frankel, le 15 mai sur la RTBF (Crédit: capture d'écran Youtube)
Simona Frankel, le 15 mai sur la RTBF (Crédit: capture d'écran Youtube)

Simona Frankel, ambassadrice d’Israël à Bruxelles, a été convoquée mardi au ministère des Affaires étrangères de son pays d’accueil après avoir affirmé, sur la RTBF, regretter « chaque humain décédé même si ce sont des terroristes ». « 55 terroristes, avait-elle ajouté, qui viennent près de la barrière pour essayer de passer sur le territoire israélien ».

Dans l’émission Terzake sur la chaîne belge Canvas, Simona Frankel est revenue sur l’emploi du mot terroriste : ce n’était « peut-être pas le terme adéquat » a-t-elle affirmé, rapporte La Libre. « Elle a précisé avoir voulu dire que les habitants de Gaza sont « tous manipulés par l’organisation terroriste Hamas, » ajoute le journal.

La diplomate avait réagi aux propos de Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, qui avait pointé plus tôt un « usage disproportionné de la force » utilisée par Israël » lors des émeutes du 14 mai qui fit plus d’une cinquantaine de morts, dont au moins 24 terroristes membres du Hamas et du Jihad islamique.

« Je ne comprends pas le mot ‘disproportionné’. Qu’est-ce qu’on attend d’Israël quand un groupe terroriste nous attaque ? », s’était alors interrogée Simona Frankel.

« C’est le Hamas qui a pris en otage les Palestiniens dans la bande de Gaza et qui les envoie vers leur mort, avait-t-elle expliqué lors de la même émission. Le Hamas est le seul coupable de ces morts. Ils ont décidé de sacrifier leurs frères et sœurs, femmes et enfants, pour gagner cette guerre médiatique. Nous ne voulons pas gagner cette guerre médiatique. »

« Nous voulons protéger et défendre notre territoire et nos citoyens. Nous préférons recevoir des critiques que des condoléances plus tard », avait déclaré Frankel.

Le ministre belge des Affaires étrangères avait aussi dénoncé l’inconscience du groupe terroriste palestinien du Hamas qui appelle les gens à manifester près de la frontière.

« Je condamne cette violence, qui est une violence totalement inacceptable. J’aurai l’occasion ce soir de rencontrer le secrétaire général des Nations unies. Je vais plaider pour qu’il y ait une enquête internationale. Il ne peut pas y avoir d’impunité. Il y a des règles en droit international », avait affirmé de son côté le Premier ministre belge, Charles Michel, en ajoutant : « Je ne peux que regretter cette situation absolument dramatique pour des familles qui sont en deuil. Des enfants qui ont été victimes également de ces événements »

Le 14 mai au soir, le porte-parole de l’armée israélienne avait qualifié de « sans précédent » le niveau de violence des Palestiniens lors des manifestations le long de la frontière de Gaza, alors que des dizaines de Gazaouis auraient été tués et des centaines d’autres blessés lors des émeutes.

Malgré la violence des affrontements, le Général de brigade Ronen Manelis, porte-parole de Tsahal, a déclaré que le groupe terroriste du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, ne semble pas avoir réussi à mobiliser le nombre de manifestants qui aurait représenté, selon lui, une victoire politique.

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