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Les dirigeants israéliens et le monde choqués par l’assassinat de Shinzo Abe

Lapid a déploré ce "meurtre odieux", Herzog l'a salué comme "l'un des dirigeants les plus éminents du Japon" et Netanyahu a rappelé leur "amitié courageuse"

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe touche les pierres du Mur occidental lors de sa visite dans la vieille ville de Jérusalem, le 19 janvier 2015. (Crédit: AP Photo/Mahmoud Illean)
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe touche les pierres du Mur occidental lors de sa visite dans la vieille ville de Jérusalem, le 19 janvier 2015. (Crédit: AP Photo/Mahmoud Illean)

Le Premier ministre Yair Lapid et d’autres dirigeants israéliens ont exprimé leur choc et leurs condoléances après l’assassinat vendredi de l’ancien Premier ministre japonais, Shinzo Abe.

« Au nom du gouvernement et du peuple d’Israël, j’adresse mes sincères  condoléances au peuple japonais et à son gouvernement pour la mort tragique de l’ancien Premier ministre, Shinzo Abe », a déclaré Lapid dans un communiqué. « Abe était l’un des plus importants dirigeants du Japon moderne, et un véritable ami d’Israël qui a rendu possibles des relations florissantes et prospères entre Israël et le Japon. »

« Son meurtre odieux ne changera rien à son héritage distingué », a ajouté Lapid. « Aujourd’hui, Israël s’incline et pleure la perte d’Abe avec le peuple japonais. »

Abe est mort vendredi de ses blessures quelques heures après avoir s’être fait tirer dessus par derrière lors d’un discours à Nara, dans l’ouest du Japon. Il a été transporté par avion dans un hôpital pour y recevoir des soins d’urgence, mais il ne respirait plus et son cœur s’était arrêté. Il a été déclaré mort plus tard à l’hôpital.

Le président Isaac Herzog s’est dit « horrifié par le meurtre méprisable » d’Abe, qu’il a qualifié de « l’un des dirigeants japonais les plus éminents des temps modernes ».

« Nous nous sommes rencontrés lorsque je présidais l’opposition israélienne et j’ai été profondément impressionné par son leadership, sa vision et son respect pour Israël », a ajouté Herzog. « Je me joins au deuil de sa famille et de l’ensemble du peuple japonais. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre japonais en visite Shinzo Abe posent pour une photo au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 2 mai 2018. (Crédit : AFP/Abir SULTAN)

Le Premier ministre suppléant Naftali Bennett a exprimé son « choc et sa tristesse » face à ce « meurtre tragique ».

Bennett a déclaré qu’Abe était « un dirigeant fort et stable et un ami d’Israël », ajoutant que « mes pensées et mes prières vont à sa famille et au peuple japonais ».

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a également exprimé ses condoléances et a noté que « en tant que démocraties et partenaires proches, nous ne serons pas ébranlés par ceux qui tentent de nous faire taire. Le peuple d’Israël est à vos côtés ».

L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a rencontré plusieurs fois Abe lorsqu’ils étaient tous deux en fonction, a exprimé ses condoléances au nom de « tous les citoyens d’Israël ».

Netanyahu a qualifié Abe de « grand dirigeant du Japon et d’immense ami d’Israël », ajoutant qu’il « se souviendra toujours de lui avec une grande reconnaissance de l’amitié courageuse qui nous lie ».

Le président de la Knesset, Mickey Levy, s’est dit « ébranlé par l’assassinat de l’allié d’Israël », et a adressé ses sincères condoléances à la famille d’Abe et au peuple japonais.

« Les balles qui ont tué Abe ont également touché la démocratie et la liberté d’expression », a déclaré Levy dans un tweet. « En tant que président du parlement israélien, je suis inquiet et ébranlé de voir qu’une campagne électorale peut conduire à un acte de violence aussi tragique », a-t-il ajouté.

Une vue générale montre des employés sur les lieux de l’attaque contre l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe sur la place de la station Kintetsu Yamato-Saidaiji à Nara, le 8 juillet 2022. (Crédit : Jiji Press/AFP)

Abe, âgé de 67 ans, a été le plus ancien dirigeant du Japon avant de se retirer pour des raisons de santé en 2020. Abe a visité Israël à deux reprises au cours de son mandat, en 2015 et 2018. Netanyahu a également rencontré Abe lors d’une visite diplomatique au Japon en 2014.

L’ambassadeur d’Israël au Japon, Gilad Cohen, a tweeté après qu’Abe ait été abattu qu’il était « absolument choqué par la nouvelle ».

« Étant l’un des dirigeants les plus éminents du Japon, Abe était parmi les architectes des relations modernes entre Israël et le Japon », a ajouté Cohen.

Le ministre du Tourisme, Yoel Razvozov, s’est dit « choqué et attristé » par la mort tragique d’Abe. « Ce genre de violence est une attaque contre la liberté dans le monde entier », a-t-il écrit. « Que sa mémoire soit bénie. »

Zvi Hauser, député du parti Tikva Hadasha, et Amir Ohana, député du Likud, ont tous deux tweeté des photos d’eux-mêmes aux côtés d’Abe après la nouvelle de sa mort, offrant leurs condoléances à sa famille et au peuple japonais.

De l’Asie à l’Occident, les dirigeants du monde entier ont rendu hommage vendredi à l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe et déploré la perte d’un « démocrate engagé » et « défenseur d’un ordre mondial multilatéral », après son assassinat par balles durant un meeting.

Aux États-Unis, Joe Biden a déploré cette « tragédie pour le Japon et tous ceux qui l’ont connu ».

Le président américain, se disant « stupéfait, choqué et profondément attristé » par la nouvelle, a rendu hommage dans un communiqué à un homme qui avait « dédié sa vie » au service du peuple japonais.

« La violence par arme à feu marque toujours profondément les populations qui en sont victimes », a-t-il déclaré, alors que l’Amérique est régulièrement endeuillée par des tueries.

« Les États-Unis se tiennent au côté du Japon en ce moment de deuil. »

De son côté, l’ancien président démocrate Barack Obama s’est dit « choqué et attristé » par l’assassinat de son « ami et partenaire de longue date ». Shinzo Abe « s’est dédié à la fois au pays qu’il servait et à l’extraordinaire alliance entre les Etats-Unis et le Japon », a ajouté M. Obama.

Son successeur, le républicain Donald Trump, a regretté une « très mauvaise nouvelle pour le monde ».

Shinzo Abe était un « rassembleur comme nul autre mais, par-dessus tout, c’était un homme qui aimait et chérissait son magnifique pays, le Japon », a-t-il ajouté. « Il n’y en aura jamais un autre comme lui ! »

Le Brésil a décrété un deuil national de trois jours après la mort de Shinzo Abe, a annoncé vendredi le président Jair Bolsonaro, exprimant son « indignation extrême » après l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais.

« J’ai décrété un deuil officiel de trois jours dans tout le pays, pour témoigner de notre respect à l’égard du peuple japonais, de notre reconnaissance à Shinzo Abe et de notre solidarité devant une cruauté injustifiable », a écrit le président brésilien sur Twitter, en publiant une photo sur laquelle il serre la main d’Abe.

Jair Bolsonaro rend hommage, dans un second tweet, au « brillant leader qui a été un grand ami du Brésil » et exprime ses condoléances « à la famille de Abe et à nos frères japonais ».

« Je vous souhaite (…) du courage face à cette lourde perte irréparable », a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans un télégramme de condoléances adressé à la mère et à la veuve de Shinzo Abe, selon un communiqué du Kremlin. « De beaux souvenirs de cet homme remarquable resteront pour toujours dans les cœurs de ceux qui le connaissaient », a-t-il souligné.

L’ambassade de Chine au Japon a dit combien la Chine était « choquée ». « L’ancien Premier ministre Abe a contribué à l’amélioration et au développement des relations sino-japonaises (…) », a déclaré un porte parole de l’ambassade.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg s’est dit « profondément attristé par ce meutre odieux », saluant « un défenseur de la démocratie »,  « mon ami et collègue depuis de nombreuses années ». Le Japon est un partenaire clé de l’Alliance.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé sur Twitter le « meurtre lâche et brutal » d’un « grand démocrate et défenseur d’un ordre mondial multilatéral », dont l’attaque « choque le monde entier ».

« Je ne comprendrai jamais le meurtre brutal de ce grand homme. Japon, les Européens partagent votre deuil », a réagi de son côté le président du Conseil européen, Charles Michel.

« L’Italie est bouleversée par le terrible attentat qui frappe le Japon et son débat démocratique libre », a réagi le chef du gouvernement italien Mario Draghi.

Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est dit « stupéfait et profondément attristé », assurant être « aux côtés du Japon en ces heures difficiles ».

« C’est avec horreur que j’ai appris la nouvelle (…) », a réagi l’ex-chancelière Angela Merkel, se remémorant son « plaisir à travailler » avec un homme avec lequel la relation était « empreinte de confiance ».

« Le Japon perd un grand Premier ministre, qui dédia sa vie à son pays et œuvra à l’équilibre du monde », a réagi le président français Emmanuel Macron. 

« C’est un homme d’État qui disparaît et c’est une perte pas simplement pour le Japon mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale », a déclaré l’ancien président français François Hollande.

« Je garde un excellent souvenir de notre amitié et du travail que nous avons accompli ensemble », a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, condamnant une attaque « lâche ».

« Incroyablement triste pour Shinzo Abe. Nombreux sont ceux qui se souviendront du leadership mondial dont il a fait preuve en des temps difficiles », a tweeté le Premier ministre démissionnaire britannique Boris Johnson.

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin a salué un « démocrate engagé ».
« C’est une attaque contre la démocratie et c’est d’autant plus choquant dans un pays aussi amoureux de la paix que le Japon », a-t-il dit.  

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a exprimé son « indignation » pour ce « meurtre brutal », parlant d’un « évènement tragique (qui) nous ébranle tous ».

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a également twitté un message de condoléances, se disant « profondément choqué » et « en pensées avec la famille de notre ami japonais toujours très aimable envers la Pologne ».

« J’adresse ma sympathie et mes condoléances à sa famille et au peuple japonais pour la perte de leur Premier ministre resté le plus longtemps au pouvoir et homme politique respecté », a déclaré le président sud-coréen Yoon Suk-yeol dans un communiqué, condamnant un « acte criminel inacceptable ».

Le Premier ministre indien Narendra Modi a décrété une journée de deuil national samedi dans son pays en l’honneur de Shinzo Abe. 

« Je suis choqué et attristé au-delà des mots par la disparition tragique de l’un de mes plus chers amis, Shinzo Abe », a-t-il écrit sur Twitter. « Nous sommes solidaires de nos frères et sœurs japonais dans ce moment difficile. »

« Je suis profondément attristé par la perte de mon cher ami Abe », a réagi le président turc Recep Tayyip Erdogan. « Je condamne ceux qui ont perpétré cette attaque odieuse. »

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