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Les écoles se préparent à accueillir les élèves ukrainiens et russes à la rentrée

Avec une maîtrise de l'hébreu limitée et les traumatismes de la guerre, plus de 2 600 jeunes réfugiés vont relever un nouveau défi : celui du système éducatif israélien

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Des enfants immigrants venus d'Ukraine participent à un camp d'été à Bat Yam, dans la banlieue de Tel Aviv, où ils apprennent l'hébreu et où ils préparent la rentrée scolaire, pendant l'été 2022. (Crédit : International Fellowship of Christians and Jews)
Des enfants immigrants venus d'Ukraine participent à un camp d'été à Bat Yam, dans la banlieue de Tel Aviv, où ils apprennent l'hébreu et où ils préparent la rentrée scolaire, pendant l'été 2022. (Crédit : International Fellowship of Christians and Jews)

Dima sait compter jusqu’à dix en hébreu. Il sait dire « oui », « non » et « qu’est-ce que c’est ? », mais son vocabulaire reste très limité. Malgré tout, cette semaine, il va rentrer au CP à l’école élémentaire Yitzhak Sadeh de Bat Yam, une banlieue de Tel Aviv.

« Il ne parle pas encore couramment l’hébreu mais il apprend vite, » confie, avec l’aide d’un traducteur, sa mère au Times of Israel, la semaine dernière. Elle-même s’exprime en russe.

Dima, six ans, est l’un des plus de 1 311 jeunes Ukrainiens qui vont faire leur rentrée dans les écoles israéliennes après être arrivés au sein de l’État juif , une arrivée précipitée par l’invasion russe de leur pays, selon le ministère de l’Éducation.

851 nouveaux immigrants en provenance de Russie et 105 enfants originaires de Biélorussie, dont les familles sont aussi parties en abandonnant tout derrière elles dans le sillage de l’offensive russe qui a commencé au mois de février, rejoindront également les bancs des établissements scolaires israéliens.

Pour des raisons comptables, le ministère a aussi mis en place une catégorie distincte pour les 330 enfants ayant émigré en Israël depuis ces pays sans leurs parents et qui feront leur rentrée scolaire cette semaine.

Même si des centaines de nouveaux immigrants – les Olim en hébreu – découvrent, chaque année, le système éducatif israélien, ces 2 600 élèves approximativement venus de l’ex-Union soviétique font partie de la plus grande vague d’immigration à s’être abattue sur l’État juif depuis plus de deux décennies. Au total, ce sont environ 31 000 personnes qui ont émigré en Israël jusqu’à présent – ou qui ont fait leur alyah depuis l’Ukraine (plus de 12 000) et depuis la Russie (presque 19 000), un exil précipité par l’invasion russe de l’Ukraine et par les opérations de répression consécutives qui ont eu lieu dans leurs pays d’origine. Il y a eu aussi en Biélorussie une vague de migration inhabituelle, même s’il est encore difficile de disposer de chiffres précis.

En plus des nouveaux immigrants, presque 300 réfugiés – des Ukrainiens entrés au sein de l’État juif avec des visas touristiques – vont faire leur rentrée scolaire en Israël, a précisé le ministère de l’Éducation.

Tira Glinoier, à la tête du département chargé de l’intégration des immigrants au sein du ministère, explique que c’est la première fois qu’elle sait précisément où le gouvernement offrira une scolarité à des réfugiés entrés dans le pays grâce à un visa touristique.

Même si ces nouveaux immigrants et ces réfugiés se répartissent dans 92 municipalités différentes, environ la moitié d’entre eux sont toutefois rassemblés dans dix villes : Jérusalem, Netanya, Haifa, Tel Aviv, Raanana, Rishon LeZion, Beit Shemesh, Ashkelon, Ashdod et Beer sheva.

Ce ne sont pas des gens qui ont pris des cours d’hébreu et qui ont appris l’hébreu en Ukraine avant de partir. Ce ne sont pas des gens qui prévoyaient de faire l’alyah. Ils partent de zéro.

Un afflux de nouveaux élèves qui représente un défi majeur pour le système de l’éducation, à la fois en raison du nombre élevé d’immigrants et aussi parce qu’un grand nombre d’entre eux ont fui soudainement en Israël à cause de la guerre, contrairement à la majorité des nouveaux arrivants qui sont en mesure de préparer leur départ au préalable.

« Ce ne sont pas des gens qui ont pris des cours d’hébreu et qui ont appris l’hébreu en Ukraine avant de partir », commente Benny Haddad, chef du département d’immigration au sein de l’IFCJ (International Fellowship of Christians and Jews), qui apporte son aide dans l’immigration et dans l’intégration des Juifs ukrainiens sur le territoire israélien.

« Ce ne sont pas des gens qui prévoyaient de faire l’alyah« , ajoute-t-il, utilisant le mot en hébreu qui désigne l’immigration juive en Israël. « Ils partent de zéro. »

Des immigrants fuyant l’Ukraine arrivent au bureau d’immigration et d’intégration de l’aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv le 15 mars 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Tandis que 2 600 nouveaux immigrants originaires d’Europe orientale vont faire leur entrée dans le système éducatif israéliens, ils seront plus du double à rester chez eux pour une variété de raisons – avec notamment le désir des parents de faire suivre à leurs enfants un enseignement à domicile ou des familles encore incertaines de l’endroit où elle vont s’établir à long terme, a fait savoir le ministère de l’Éducation.

Deganit Sankar-Langa, directrice-générale du ministère de l’Immigration et de l’Intégration, note que son bureau est en contact constant avec ces familles et qu’il tente de les convaincre d’inscrire leurs enfants dans les écoles du pays.

« Nous avons la certitude que c’est le meilleur moyen pour elles de s’intégrer », dit-elle.

Pour les nouveaux élèves d’ores et déjà inscrits, les écoles israéliennes auront pour mission de les aider à franchir l’obstacle important de la barrière de la langue et les différences culturelles. Elles devront aussi s’assurer que ces enfants qui, pour un grand nombre d’entre eux, ont été confrontés aux horreurs de la guerre et ont vécu la fuite soudaine de leur foyer et les difficultés de l’exil, recevront les soins psychiques nécessaires dont ils ont besoin et qu’ils pourront profiter des services sociaux mis à leur disposition, le tout sans les stigmatiser. Les parents qui, dans leur grande majorité, ne parlent pas l’hébreu, devront pour leur part apprendre à s’orienter dans un système éducatif différent tout en s’intégrant au mieux dans leur nouvelle vie israélienne en trouvant un travail et en apprenant à maîtriser la langue.

S’ajoutant aux complexités de la vague d’immigration en provenance d’Ukraine, la loi sur la conscription militaire qui a été mise en vigueur à Kiev et qui interdit aux hommes en âge de se battre de quitter le territoire – avec pour conséquence qu’un grand nombre de ces enfants sont arrivés au sein de l’État juif sans leur père, qu’ils ont laissé derrière eux.

Camps éducatifs et plaisirs

Au cours des six derniers mois, les ministères du gouvernement, les municipalités et les organisations à but non-lucratif se sont efforcés de préparer les nouveaux immigrants à leur entrée dans le système éducatif israélien – et ils ont également tenté de faire en sorte que ce dernier soit en mesure de les intégrer au mieux.

Ainsi, des camps d’été ont accueilli les enfants immigrants dans tout le pays et des ateliers de travail ont été mis en place en direction de leurs parents pour leur permettre de découvrir les nuances du système d’enseignement israélien. Les éducateurs, quant à eux, ont été sensibilisés sur les défis spécifiques posés par ces nouveaux immigrants et sur leurs caractéristiques.

Les camps – financés pour un grand nombre par l’IFCJ mais dont les autorités locales ont supervisé et organisé le déroulement – ont visé à faire apprendre l’hébreu aux enfants et à leur faire découvrir la société, la culture et l’histoire israéliennes, en plus de leur ville d’adoption. Sans oublier, bien sûr, d’inscrire au programme les plaisirs de l’été.

« Les camps n’ont pas seulement été un oulpan », explique Haddad, utilisant le mot en hébreu qui désigne un institut d’apprentissage intensif de l’hébreu. « Il y a eu aussi beaucoup d’autres choses, et notamment beaucoup de plaisirs ».

Dima, qui a fui l’Ukraine avec sa mère après les bombardements russes qui avaient pris pour cible leur ville de Nikolaev, a participé à un camp de l’IFCJ à Bat Yam, près de Tel Aviv.

Dima Pizh, 6 ans, lors d’un camp d’été à Bat Yam qui a été organisé pour les nouveaux immigrants en provenance d’Ukraine pendant l’été 2022. (Crédit : International Fellowship of Christians and Jews)

« Oh, mais j’ai adoré ce camp ! », s’exclame Yulia, la mère du petit garçon. « Mon fils y a rencontré de nouveaux amis et des professeurs merveilleux. Ils ont mis en contact les enfants avec la culture juive et israélienne et ils les ont aidés à développer des compétences en matière de communication ».

« Ils faisaient des excursions tous les deux jours. Ils ont été à Jérusalem et au zoo. Ce camp d’été aide beaucoup s’agissant d’intégrer en douceur les enfants dans leur nouvel environnement scolaire », ajoute-t-elle.

Yulia Pizh salue le travail de l’IFCJ, qui leur était également venus en aide lorsqu’il avait fallu quitter l’Ukraine et naviguer dans les procédures d’immigration.

Elle fait remarquer que les camps ont été spécifiquement organisés en direction des nouveaux immigrants mais que si d’autres réfugiés non juifs ont voulu y participer, « personne ne les a empêchés de le faire », s’exclame-t-elle.

Il s’agit moins de grammaire que de capacité d’intégration. Ils doivent être capables de se débrouiller, de comprendre plus ou moins ce que le professeur est en train de dire, ce que leurs camarades leur disent dans les couloirs.

Pour Haddad, l’objectif n’a pas été de proposer un camp d’apprentissage intensif de l’hébreu aux enfants mais de leur donner « une base de lancement ».

« Il s’agit moins de grammaire que de capacité d’intégration », explique-t-il.

« Ils doivent être capables de se débrouiller, de comprendre plus ou moins ce que le professeur est en train de dire, de comprendre ce que leurs camarades leur disent dans les couloirs. »

Des enfants immigrants venus d’Ukraine participent à un camp d’été à Bat Yam, dans la banlieue de Tel Aviv, pendant l’été 2022. (Crédit : International Fellowship of Christians and Jews)

Haddad, dont le travail, depuis des années, consiste à venir en aide aux immigrants, estime que les enfants seront en mesure de s’exprimer couramment en hébreu d’ici six mois.

Il indique que les personnels qui sont intervenus lors du camp avaient été sensibilisés aux difficultés émotionnelles potentielles des enfants, mais que cette question n’a pas été toutefois au cœur de leurs préoccupations et de leur travail.

« Nous n’avons pas essayé de ‘réparer’ individuellement ces enfants qui ont été traumatisés. Mais nous avions bien conscience que tous sortaient d’une situation traumatique, qu’ils avaient tous traversé une épreuve difficile. Même ceux qui n’habitaient pas les villes qui ont pu être bombardées ont dû partir et tout abandonner en toute hâte », explique Haddad.

Des enfants immigrants venus d’Ukraine participent à un camp d’été à Bat Yam, dans la banlieue de Tel Aviv, pendant l’été 2022. (Crédit : International Fellowship of Christians and Jews)

En plus du programme d’études pour les enfants, ces camps d’été ont aussi proposé des cours informels qui étaient destinés aux parents.

« Nous avons travaillé avec les parents de manière à pouvoir leur expliquer la relation qui unit les parents et les enseignants en Israël dans la mesure où elle est très différente », note Haddad.

En effet, le système scolaire israélien est connu pour être relativement décontracté, avec des enseignants appelés par leur prénom et des parents pour qui ce n’est pas un problème de téléphoner à un professeur pour se plaindre.

Yulia, la mère de Dima, explique qu’il y a « des différences pratiques » entre les écoles israéliennes et ukrainiennes, la journée de cours se terminant plus tôt en Israël, ainsi que des différences culturelles.

« Son école israélienne est plus souple et elle met davantage l’accent sur l’amusement. Mais ici, il n’y a pas de sieste l’après-midi », remarque-t-elle. « En même temps, jamais je ne l’ai entendu se plaindre, que ce soit ici ou là-bas ».

La préparation des écoles

Pour se préparer à cet afflux de nouveaux immigrants, les écoles ont embauché des personnels russophones supplémentaires. Elles ont renforcé dans les districts scolaires concernés le nombre de soldats-enseignants de l’armée israélienne et d’adolescents parlant russe et ukrainien faisant leur service national, après leurs années de lycée.

« Nous avons des équipes en contact avec les familles qui sont chargées de leur rendre les choses accessibles », ajoute-t-elle.

Nous avons commencé à nous préparer il a des mois déjà, en trouvant des personnels qui parlent leur langue et notamment des travailleurs sociaux et des psychologues. Nous avons des équipes en contact avec les familles qui sont chargées de leur rendre les choses accessibles

Le ministère de l’Éducation emploie, par le biais des autorités locale, 92 « Relais d’éducation » qui assureront la liaison entre les parents qui ne parlent pas l’hébreu et les établissements scolaires qui accueillent leurs enfants.

Yulia Pizh explique qu’elle compte sur un de ces « relais » pour communiquer avec la nouvelle école de Dima, son fils, notant qu’elle a « aussi recours à Google Translate » et qu’elle « n’hésite pas à l’utiliser quand elle envoie des messages ».

Les écoles ont aussi des programmes spécialisés pour les nouveaux immigrants, leur offrant des cours d’hébreu dans la journée. Ils peuvent aussi prétendre à prendre part à d’autres programmes l’après-midi.

Des enseignants et des employés de maintenance de l’école Orot Etzion d’Efrat préparent la rentrée scolaire, le 23 août 2022. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Indépendamment de leur niveau d’hébreu, tous les élèves vont être intégrés dans des classes ordinaires aux côtés de camarades de leur âge mais ils prendront part à des cours particuliers pendant les leçons nécessitant une véritable maîtrise de l’hébreu – comme c’est le cas en littérature, en histoire ou en étude biblique, explique Glinoier.

En plus de ces cours d’hébreu qui auront lieu pendant la journée dans le cadre de l’école proprement dite, les nouveaux élèves pourront s’inscrire à deux programmes supplémentaires : le programme YAEL (connaissance de l’hébreu académique) et le programme PELE (programme d’éducation alternatif).

Selon Sankar-Langa, ces deux programmes offrent aux enfants immigrants sept à neuf heures de cours supplémentaires, chaque semaine, pour les aider à franchir la barrière de la langue et d’autres difficultés.

Photo d’illustration : De jeunes élèves dans une classe lors de la rentrée scolaire dans un établissement ultra-orthodoxe pour garçons, à Beit Shemesh, le 28 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Pour Glinoier, le système éducatif israélien a aussi conscience du soutien social et psychique dont certains nouveaux élèves pourraient avoir besoin et les écoles chercheront à mettre en place des séances de thérapie par la musique, par l’art ou en lien avec les animaux.

Sankar-Langa indique que son ministère a aussi collaboré avec l’ONG Mashabim de manière à pouvoir revoir à la hausse le nombre des centres d’appel russophones susceptibles de prendre en charge les souffrances psychiques.

Elle ajoute que son bureau a organisé des séminaires en direction des immigrants sur le sujet et qu’elle a formé des travailleurs sociaux sur les difficultés spécifiques que doivent affronter les immigrants ukrainiens.

Pour sa part, le ministère de l’Immigration et de l’Intégration, en collaboration avec différents mouvements de jeunes, tente de favoriser l’intégration des enfants immigrants en leur sein.

« Nous croyons fortement que les mouvements de jeunes sont un moyen de renforcer l’intégration. C’est une bonne chose pour les jeunes de ces mouvements et c’est une bonne chose pour les immigrants », explique Sankar-Langa.

Les mouvements de jeunes, par exemple, ont aidé à organiser des activités dans les centres d’intégration qui reçoivent les immigrants pendant toute la période estivale et ils conserveront le contact avec les enfants pendant toute l’année scolaire, ajoute-t-elle.

« Il parlera hébreu en un rien de temps »

Dima est enthousiaste à l’idée d’entrer en CP. « On a acheté toutes les fournitures scolaires. Il faut juste qu’on lui trouve un nouveau cartable », dit sa mère.

Même si la fuite d’Ukraine a été difficile pour le petit garçon, sa mère dit qu’il s’est bien adapté jusqu’à présent à son nouveau quotidien israélien.

Il n’est pas timide. Il est comme moi. Il parlera hébreu en un rien de temps

« Nous étions constamment sous les bombardements à Nikolaev et c’était donc vraiment effrayant pour lui. Le passage en Moldavie a aussi été angoissant. Mais il a commencé à s’apaiser une fois que nous sommes arrivés en Israël et il a pu commencer aussi à se poser », poursuit Pizh.

Il y a de cela quelques semaines, Alexander, le père de Dima, a obtenu une permission spéciale de quitter l’Ukraine. Il a dorénavant la citoyenneté israélienne et il prévoit de s’installer définitivement au sein de l’État juif, aux côtés de sa famille.

Juste après l’arrivée d’Alexander, Israël et le Jihad islamique palestinien se sont opposés pendant quelques jours dans le cadre d’un conflit. Des roquettes ont été notamment tirées vers Bat Yam par le groupe terroriste.

« Son père est habitué à ça avec ce qu’il traverse actuellement en Ukraine. Mais pour nous et en particulier pour Dima, ça a été une expérience terrifiante », note Pizh.

Elle sait qu’un grand nombre d’enfants, dans la classe de son fils, parleront le russe en raison de l’importante population d’immigrants russophones qui vit actuellement à Bat Yam – et que cet élément pourra faciliter l’intégration de Dima dans le système éducatif israélien. Elle indique aussi qu’elle est en contact avec un certain nombre de personnes originaires de sa ville ukrainienne de Nikolaev qui ont fui, elles aussi, en Israël, et notamment à Bat Yam, et qu’elle communique aussi encore avec les passagers qui se trouvaient à bord de son vol en direction d’Israël, un vol qui avait décollé de la Moldavie.

« Les gens sont tellement chaleureux et accueillants à Bat Yam », s’exclame-t-elle.

Même si elle ne parle qu’à peine l’hébreu, Pizh insiste sur le fait qu’elle s’acclimate bien à sa nouvelle vie. Coiffeuse de formation, elle a d’ores et déjà ouvert un petit salon de coiffure à Bat Yam et elle prévoit d’apprendre l’hébreu cet automne dans le cadre de cours intensifs.

Et en ce qui concerne son fils, nul doute, à ses yeux, qu’il maîtrisera rapidement la langue.

« Il n’est pas timide. Il est comme moi. Il parlera hébreu en un rien de temps », assure-t-elle.

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