Les élections auront lieu le 2 mars si aucune coalition n’est formée
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Les élections auront lieu le 2 mars si aucune coalition n’est formée

Deux jours avant la date limite, le Likud et Kakhol lavan s'entendent sur une date éventuelle, un lundi, qui doit encore être approuvé par la Knesset

Des agents dépouillent les bulletins de vote des soldats et des votes par correspondance à la Knesset à Jérusalem, un jour après les élections générales, le 10 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Des agents dépouillent les bulletins de vote des soldats et des votes par correspondance à la Knesset à Jérusalem, un jour après les élections générales, le 10 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Kakhol lavan et le Likud ont convenu que le prochain scrutin aurait lieu le lundi 2 mars 2020, sauf accord de coalition de dernière minute dans les deux prochains jours.

La Knesset devrait se dissoudre mercredi soir, confirmant l’échec du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du dirigeant de Kakhol lavan Benny Gantz à former une coalition gouvernementale après les élections infructueuses de septembre.

Si aucun député ne parvient à obtenir le soutien d’au moins 61 des 120 membres du Parlement d’ici mercredi – ce qu’aucun ne semble sur le point de faire – des élections seront organisées pour la troisième fois en moins d’un an. La paralysie politique qui dure depuis des mois s’est poursuivie depuis un précédent scrutin en avril, qui n’a pas abouti à un gouvernement majoritaire.

La date du scrutin proposée doit faire l’objet de trois lectures en séance plénière de la Knesset pour être approuvée, même si, malgré le soutien du Likud et de Kakhol lavan, il dispose déjà d’une majorité parlementaire.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a déclaré lundi que les trois votes auraient lieu mercredi.

« Même lorsqu’il semble qu’il n’y a aucune chance d’empêcher ces élections coûteuses et inutiles, nous n’entamerons pas ce processus législatif avant mercredi, pour permettre aux chefs des partis de reprendre leurs esprits jusqu’à la dernière minute, juste avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré Edelstein.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz lors d’une cérémonie commémorative marquant les 24 ans de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, à la Knesset, le 10 novembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Ce troisième scrutin en moins d’un an se tiendra également un lundi, une première pour Israël, qui organise généralement le vote national un mardi.

Ce changement est dû à une série de commémorations et de jours fériés qui tombent les mardis de mars, dont un jour commémoratif pour les soldats dont les lieux de sépulture sont inconnus, le carnaval de Pourim et l’anniversaire de la mort d’un sage hassidique qui donne lieu à un important pèlerinage ultra-orthodoxe dans sa ville natale en Pologne.

Dimanche, les médias israéliens ont rapporté que le Likud de Netanyahu cherchait à obtenir la date la plus tardive possible, tandis que Kakhol lavan souhaitait que le scrutin se tienne le plus tôt possible.

Après les élections de septembre, Netanyahu et Gantz ont publiquement soutenu un gouvernement d’unité réunissant leur parti respectif dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir défini par le président, mais aucun d’entre eux n’a cédé sur la question de savoir qui serait Premier ministre en premier ; le Premier ministre a insisté pour négocier au nom de son bloc d’alliés de 55 députés ; et Kakhol lavan a exclu de servir sous Netanyahu en raison des multiples accusations criminelles portées contre lui.

Les deux dirigeants se sont mutuellement accusés de l’impasse.

Netanyahu devra faire face à un défi au sein de son parti – le député Likud Gideon Saar sera son rival pour la direction du Likud – et fera campagne dans l’ombre des accusations pénales portées contre lui, que le procureur général a annoncé le mois dernier, dans trois affaires de corruption.

Dimanche, le juge Neal Hendel de la Cour suprême a été nommé à la tête de la Commission centrale électorale, en remplacement de Hanan Melcer qui avait présidé les deux élections précédentes.

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