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Les États-Unis suspendent le retrait des avions ravitailleurs de l’aéroport Ben Gurion

Seuls 20 d'entre eux pourront rester, dit Israël ; des dizaines de milliers de billets d'avion pourraient être annulés, ces appareils empêchant les avions civils de stationner à l'aéroport

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Des avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport Ben Gurion, près deTel Aviv, le 25 février 2026. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
Des avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport Ben Gurion, près deTel Aviv, le 25 février 2026. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Les États-Unis ont annoncé mardi qu’ils suspendaient le retrait prévu de leurs avions ravitailleurs de l’aéroport Ben Gurion, dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran. Israël a alors fait savoir qu’il limiterait le nombre de ces appareils autorisés à stationner dans cet aéroport, afin d’éviter toute perturbation du trafic aérien commercial.

« Des centaines de milliers de billets d’avion ont déjà été achetés par des Israéliens qui souhaitent pouvoir profiter de leurs vacances d’été », a déclaré Regev. « Nous avons promis de préserver les vols commerciaux. Nous n’annulerons pas un seul billet à cause des avions ravitailleurs américains. »

« J’ai donc donné des instructions pour qu’aucun avion ravitailleur américain ne soit autorisé à atterrir à l’aéroport Ben Gurion au-delà du nombre convenu, qui est de 20 appareils. Les autres avions seront accueillis sur des bases de l’armée de l’air », a ajouté Regev.

Cette décision américaine – qui a laissé des avions ravitailleurs occuper à l’aéroport un espace qui devait normalement être réservé aux avions civils – risque d’entraîner l’annulation de nombreux vols, touchant ainsi des dizaines de milliers de passagers pendant la haute saison estivale, en juillet et août.

Les États-Unis, aux premières heures de la matinée de mardi, ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran, quelques heures après que le président Donald Trump a annoncé le « rétablissement » par Washington du blocus contre l’Iran dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a immédiatement riposté en attaquant Bahreïn, la Jordanie et deux pétroliers liés aux Émirats arabes unis qui traversaient le détroit, tuant un marin et en blessant huit autres.

Ces dernières hostilités en date ont suivi l’annonce faite par l’Iran, ce week-end, de la fermeture du détroit d’Ormuz, renforçant les doutes quant à un éventuel accord provisoire mettant fin au conflit.

Des passagers à l’aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 8 juin 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

L’Autorité des aéroports d’Israël a fait savoir que plus de 50 000 billets d’avion risquaient d’être annulés dans les semaines à venir si un plus grand nombre d’avions américains devaient ne pas quitter le principal aéroport du pays pendant les mois d’été, période de forte affluence.

Au début du mois, les États-Unis ont rappelé certains de leurs avions ravitailleurs stationnés à l’aéroport Ben Gurion, alors que les tensions semblaient s’apaiser suite à la signature d’un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Une flotte d’environ 75 avions ravitailleurs et cargos américains était stationnée à l’aéroport Ben Gurion depuis plusieurs mois, dans le cadre du renforcement du dispositif militaire américain dans la région, avant le début de la guerre qui a éclaté le 28 février et entraîné la fermeture de l’espace aérien israélien.

Suite au retrait partiel ces dernières semaines de ces avions ravitailleurs, plus de 30 de ces appareils américains seraient encore stationnés à l’aéroport Ben Gurion, où ils encombrent les pistes au détriment des avions civils, et provoquent une pénurie de places de stationnement.

La présence, depuis plusieurs mois, d’avions militaires américains à l’aéroport Ben Gurion, dans le contexte de la guerre avec l’Iran, empêche le retour complet à la normale des opérations commerciales, tout en faisant grimper les coûts d’exploitation des compagnies locales – des dépenses qui, alertent les responsables du secteur, finiront par être répercutées sur les voyageurs.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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