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Hélène Le Gal : Macron obtient 96,3 % des voix en Israël

Les Franco-Israéliens ont – très – largement voté pour Macron

La peur de Marine Le Pen a été vue comme un facteur de l’immense soutien du président élu parmi les Français d’Israël

Une soldate israélienne vote au consulat français de Jérusalem pour le second tour de l'élection présidentielle française, le 7 mai 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Une soldate israélienne vote au consulat français de Jérusalem pour le second tour de l'élection présidentielle française, le 7 mai 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Les Français d’Israël qui ont voté au second tour de l’élection présidentielle dimanche ont choisi à une écrasante majorité Emmanuel Macron, qui a remporté l’élection, a annoncé lundi l’ambassadrice de France.

Sur son compte Twitter, Hélène Le Gal a annoncé que Macron avait obtenu 96,3 % des suffrages exprimés en Israël. Le choix du candidat centriste a été perçu comme une volonté de bloquer son opposante, la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen. Au total, Macron a remporté plus de 66 % des voix.

Le Gal a précisé que les chiffres se basaient sur les résultats de Tel Aviv, Netanya, Haïfa, Ashdod, Eilat et Beer Sheva, mais ne prennent pas en compte les votes du consulat français de Jérusalem.

Plus précisément, dans les circonscriptions consulaires de Haïfa et Tel Aviv, Emmanuel Macron a obtenu 95,99 % des suffrages (9 116 voix), et sa rivale 4,01 % (381 voix).

Sur la radio militaire, Le Gal a dit qu’elle pensait que Macron serait « très amical » envers Israël, mais n’a pas précisé sur quel sujet les relations entre les deux pays se concentreraient pendant la présidence de Macron.

Emmanuel Macron, élu à la présidence de la République française, au centre, et son épouse Brigitte, devant la pyramide du Louvre, le 7 mai 2017. (Crédit : Patrick Kovarik/AFP)
Emmanuel Macron, élu à la présidence de la République française, au centre, et son épouse Brigitte, devant la pyramide du Louvre, le 7 mai 2017. (Crédit : Patrick Kovarik/AFP)

Macron a déclaré vendredi qu’il ne reconnaîtrait pas la Palestine unilatéralement, et a répété son soutien à la solution à deux états.

A lire : Emmanuel Macron – Israël, les Juifs de France et le Proche Orient

Macron s’est rendu en Israël en septembre 2015 quand il était ministre de l’Economie du président sortant François Hollande. Pendant ce voyage, il avait défendu le soutien de Paris aux projets de l’Union européenne d’étiqueter les produits fabriqués dans les implantations israéliennes, tout en exprimant son opposition à tout boycott d’Israël.

En faisant référence à cette visite de 2015, Le Gal a dit à la radio militaire que l’ancien banquier « a été très impressionné » par la culture de la start-up et les entreprises de high-tech de l’Etat juif, et « a été inspiré par cela quand il est revenu en France. »

A lire : Macron : « Les Juifs sont chez eux en France… pas les antisémites »

Suite à sa victoire électorale, les politiciens israéliens de gauche comme de droite ont félicité Macron, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Un certain nombre de députés ont décrit son triomphe sur Le Pen comme une défaite de l’antisémitisme.

Emmanuel Macron, élu à la présidence de la République française, devant la pyramide du Louvre, le 7 mai 2017. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)
Emmanuel Macron, élu à la présidence de la République française, devant la pyramide du Louvre, le 7 mai 2017. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

Dimanche, pendant son discours de victoire, Macron a promis que, président, il défendrait la France contre les terroristes, qui ont tué plus de 230 personnes dans des attentats depuis 2015, notamment dans un supermarché casher de Paris.

« La France sera au premier plan de la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit.

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