Les lycées de Jérusalem fermés pour réclamer plus de gardes armés
Rechercher

Les lycées de Jérusalem fermés pour réclamer plus de gardes armés

Plus de 40 000 adolescents, y compris des Palestiniens scolarisés à Jérusalem-Est, sont concernés par la grève qui est suivie dans plus de 80 établissements

Benjamin Netanyahu et Nir Barkat à Jerusalem, en décember 11, 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Benjamin Netanyahu et Nir Barkat à Jerusalem, en décember 11, 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les lycées de Jérusalem sont restés fermés vendredi pour la troisième journée consécutive en raison d’une grève pour protester contre le manque de gardes armés à l’entrée des établissements l’après-midi, a annoncé la mairie de la ville.

La décision, prise par le maire de Jérusalem, Nir Barkat, et les associations de parents d’élèves, fait suite à la vague d’attaques contre des passants juifs à Jérusalem, la plupart perpétrés par de jeunes Palestiniens, qui ont fait plusieurs blessés ces derniers jours.

La plupart des lycées sont ouverts jusqu’à 16H30 mais les gardes armés à l’entrée, payés par le gouvernement, ne sont présents que jusqu’à 13H30. Les parents et le maire demandent une extension de leurs horaires.

« La situation sécuritaire se dégrade et il n’y a pas de progrès », a déploré le maire dans un communiqué.

« Tant que le gouvernement fuira sa responsabilité de faire garder les écoles, nous n’abandonnerons pas nos enfants. De même que la municipalité de Jérusalem n’est pas tenue de financer la police, elle ne devrait pas avoir à financer la garde des écoles, qui relève pleinement de la responsabilité de l’Etat ».

Si une solution n’est pas trouvée pendant le week-end, les écoles primaires et les collèges, n’ouvriront dimanche leurs portes qu’aux heures pendant lesquelles les gardes sont présents, précise le communiqué.

« Nous ne comprenons pas pourquoi ils attendent. Il ne s’agit pas de beaucoup d’argent. Une commission d’enquête gouvernementale coûterait beaucoup plus » a déploré Paz Cohen, président du comité de parents de Jérusalem, cité dans le communiqué et faisant allusion aux frais que génèrerait une enquête en cas d’attaque dans une école.

Plus de 40.000 adolescents, y compris des Palestiniens scolarisés à Jérusalem-Est, sont concernés par la grève qui est suivie dans plus de 80 établissements, a-t-il précisé.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...