Rechercher

Les ministères de la Santé et de l’Education s’opposent sur les tests dans les écoles

Le ministère de la Santé annonce que 3 200 personnes testeront les enfants et les enseignants, mais le ministre de l'Éducation affirme que l'opération n'a pas été coordonnée

Une fillette réalise un test de dépistage antigénique au coronavirus sur sa sœur à l'aide d'un test rapide avant la rentrée scolaire, à Jérusalem, le 1er août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une fillette réalise un test de dépistage antigénique au coronavirus sur sa sœur à l'aide d'un test rapide avant la rentrée scolaire, à Jérusalem, le 1er août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi qu’il allait procéder à des tests COVID-19 antigéniques rapides dans les écoles primaires du pays, mais jeudi matin, le ministère de l’Éducation a demandé aux directeurs d’école de ne pas mettre en œuvre ce plan.

Les responsables du ministère de l’Education ont déclaré que la décision du ministère de la Santé n’avait pas été coordonnée avec eux. « Nous tenons à souligner que la décision prise à ce sujet n’a pas été coordonnée avec le ministère de l’Éducation et qu’elle n’a même pas fait l’objet d’une procédure juridique officielle préparée en amont, ce qui est nécessaire pour sa mise en œuvre », peut-on lire dans une lettre adressée aux directeurs d’école.

« Sur cette question, le ministère de la Santé aurait dû coopérer avec le ministère de l’Éducation avant qu’elle ne soit rendue publique. Par conséquent, nous demandons d’attendre les instructions écrites du ministère et les briefings à tous les niveaux, car cela implique une coordination supplémentaire avec le ministère de la Santé », poursuit le communiqué.

Le ministère de l’Éducation a demandé aux responsables de districts d’informer les directeurs d’école de ne pas effectuer de tests antigéniques dans l’enceinte de l’école jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé entre les ministères.

Des élèves arrivent en classe le premier jour de la nouvelle année scolaire, à l’école Orot Etzion dans l’implantation d’Efrat, en Cisjordanie, le 1er septembre 2021. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

La ministre de l’Education, Yifat Shasha-Biton, a déclaré à la Douzième chaine qu’elle était favorable à la réalisation de tests antigéniques dans les écoles, mais que le problème était d’annoncer cette mesure sans préavis. Selon la ministre, le déploiement devait commencer la semaine prochaine.

En réponse à ces informations, le ministère de la Santé a rejeté les commentaires du ministère de l’Éducation, les qualifiant de « diffamation ». « La nuit dernière, un accord a été conclu entre les ministères de la Santé et de l’Education sur un court report de la mise en œuvre des tests antigéniques, afin de garantir une préparation optimale et complète dans les écoles élémentaires de tout le pays », peut-on lire dans le communiqué.

Le communiqué ajoute que les deux ministères ont décidé de se mettre immédiatement au travail pour établir des procédures pertinentes. « Le ministère de la Santé est entièrement dévoué à la gestion de la vague d’infection et ne se livrera pas à la diffamation », a-t-il ajouté.

« Ce n’est qu’avec un travail acharné et une coopération sincère et véritable que nous pourrons assurer la mise en œuvre de la mesure déjà prise en début de semaine », conclut le communiqué du ministère de la Santé.

La nouvelle ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton prend la parole lors d’une cérémonie alors qu’elle succède à Yoav Gallant, au ministère de l’Éducation à Jérusalem, le 14 juin 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/FLASH90)

Mme Shasha-Biton a critiqué ouvertement une grande partie de l’approche du gouvernement face au coronavirus. Si elle s’est d’abord opposée à la vaccination des enfants dans les écoles, elle a fini par revenir sur sa position.

Mme Shasha-Biton a été la cible de menaces au cours des derniers mois. Elle s’est d’abord distinguée comme la membre du cabinet chargé de la lutte contre le coronavirus du gouvernement précédent qui s’est battue contre de nombreuses restrictions.

Elle s’est également opposée à plusieurs reprises au ministre de la Santé Nitzan Horowitz au sujet des restrictions liées au coronavirus dans les écoles et a fait l’objet de multiples attaques anonymes dans la presse.

Mercredi, le ministère de la Santé a déclaré que 3 200 membres du personnel effectueraient les tests sur tous les élèves ou enseignants potentiellement cas-contacts.

En vertu de la nouvelle réglementation, les personnes âgées de plus de 60 ans ou à haut risque seront placées en priorité dans les centre de dépistage par PCR, tandis que les personnes âgées de moins de 60 ans et entièrement vaccinées pourront effectuer un test antigénique rapide, soit sous la forme d’un autotest soit dans un centre de dépistage, afin d’être exemptées de quarantaine.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...