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Les négociations entre les enseignants et le Trésor s’enlisent ; risque de grève

Le syndicat n'a pas encore décidé de la date de débrayage dans les maternelles et primaires ; les enseignants estiment que le ministère des finances n'est pas prêt à négocier

La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben-David s'exprime lors d'une manifestation à Tel Aviv le 29 août 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben-David s'exprime lors d'une manifestation à Tel Aviv le 29 août 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le syndicat des enseignants israéliens a déclaré, jeudi, qu’il prévoyait d’organiser une journée de grève la semaine prochaine, suite à l’échec des négociations avec le ministère des Finances sur les salaires et conditions de travail, explique la Treizième chaîne.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’engagement de longue date du syndicat pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail.

Le jour précis de la grève n’est pas encore connu. Le mouvement touchera les écoles maternelles et primaires. L’année scolaire se termine normalement à la fin de la semaine prochaine, mais elle pourrait se terminer plus tôt, dès lundi, dans certaines établissements primaires. Si la grève était déclenchée dimanche ou lundi, les écoles secondaires seraient également fermées.

Plus tôt dans la journée, des représentants du syndicat et du ministère des Finances se sont rencontrés pour des pourparlers qui n’ont pas progressé.

Le ministère a déclaré à la Treizième chaîne que le syndicat « n’était pas prêt à accorder la priorité aux jeunes enseignants » ni à évoquer d’autres changements « de nature à améliorer le système éducatif. »

Des sources proches du ministère ont confié à la Treizième chaîne que la présidente du syndicat des enseignants israéliens, Yaffa Ben David, n’avait fait que « crier » lors de la réunion, sans réellement s’inscrire dans une démarche de négociation.

Ben David, dans une interview accordée à la station, a déclaré que les représentants du ministère étaient arrivés « sans s’être préparés », sans aucun chiffre à présenter. Elle a ajouté qu’elle tiendrait des consultations plus tard dans la soirée, assurant que la semaine prochaine, le syndicat pourrait durcir son action jusqu’à une grève totale.

Cette menace fait déjà suite à l’ouverture tardive, aux alentours de 10 heures ce jeudi, des écoles et maternelles à Tel Aviv. Dans le sud du pays, le syndicat a même obtenu que les écoles ferment mercredi matin.

L’enjeu de ce bras de fer est le train de réformes prévues par le ministère des Finances pour limiter le pouvoir du syndicat des enseignants, notamment en permettant aux directeurs d’école de licencier du personnel sans intervention du syndicat et en réduisant l’écart de rémunération entre anciens et jeunes enseignants, en indexant les salaires sur les compétences, et non la seule expérience.

Le syndicat souhaite, lui, que le salaire mensuel des jeunes enseignants s’élève à 10 000 shekels et que celui des enseignants plus expérimentés fasse l’objet d’une revalorisation significative. Selon Ynet, il n’est pas rare que des enseignants confirmés ne gagnent que 7 500 shekels par mois.

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a pour sa part proposé d’aligner le nombre de jours de vacances dans le système scolaire sur celui dont bénéficient les autres travailleurs, afin d’alléger la pression sur les parents qui travaillent.

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