Les pays arabes bientôt obligés à autoriser les symboles d’Israël dans le sport
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Les pays arabes bientôt obligés à autoriser les symboles d’Israël dans le sport

L’équipe juridique conduite par Alan Dershowitz prépare un dossier pour mettre un terme à "l’humiliation" et la "capitulation face à l’extrémisme"

Le judoka Tal Flicker, médaillé d'or lors du Grand Slam d’Abu Dhabi, le 26 octobre 2017. (Crédit : YouTube)
Le judoka Tal Flicker, médaillé d'or lors du Grand Slam d’Abu Dhabi, le 26 octobre 2017. (Crédit : YouTube)

Une équipe de juristes dirigée par l’avocat et universitaire américain Alan Dershowitz prépare une procédure juridique internationale pour contraindre les pays arabes qui organisent des événements sportifs à permettre aux athlètes israéliens de participer sous le drapeau de l’Etat juif et à jouer l’hymne national s’ils gagnent.

Les athlètes israéliens font face à diverses restrictions lorsqu’ils participent à des compétitions au Moyen-Orient ou contre des pays arabes à cause de l’hostilité envers l’Etat juif. Des pays du Golfe ont autorisé des Israéliens à participer, mais sans le drapeau israélien, d’autres symboles figuraient alors sur la tenue des athlètes ou dans le lieu de compétition.

Jérusalem envisage depuis longtemps de mener une action légale contre cette pratique mais l’a décalée pour diverses raisons. Maintenant, une équipe juridique, rassemblée par le député de Yesh Atid Yoel Razbozov, travaille sur une procédure juridique sur cette question qui devrait être déposée au Tribunal arbitral du sport, une instance internationale qui tranche les conflits liés au sport.

« En tant qu’ancien athlète olympique et membre de la Knesset, je ne peux pas tolérer de voir des athlètes israéliens être forcés à participer sans notre drapeau, notre hymne et nos couleurs nationales », a déclaré Razbozov, un ancien champion israélien de Judo, dans un communiqué.

Yoel Razbozov (Crédit photo : Flash90)

« C’est humiliant pour le pays et c’est une capitulation face à l’extrémisme. Le monde arabe utilise le sport comme un outil politique contre l’existence même d’Israël », a-t-il dit.

L’équipe est dirigée par Dershowitz, Dennis Vacco, ancien procureur général de l’Etat de New York, et l’avocat Jon Purizhansky.

« Cela commence peut-être par le sport, mais cela ne finit pas avec le sport », a déclaré Dershowitz. « Si cela peut continuer dans le sport, cela va se propager à d’autres domaines de la vie, cela s’inscrit dans la démarche et la tactique du BDS, et nous devons arrêter cela à la racine. »

« Il n’y a pas de meilleur endroit pour arrêter cela que dans le sport parce que la grande majorité des spectateurs et des participants ne veulent pas voir le sport politisé, ils ne veulent pas voir la haine entrer dans l’arène sportive », a-t-il ajouté. « Nous ne laisserons personne donner un statut de seconde zone à l’Etat nation du peuple juif, Israël devrait avoir un statut égal et nous l’obtiendrons. »

Alan Dershowitz au NEP Studios à New York, le 3 février 2016. (John Lamparski / Getty Images pour Hulu, via JTA)

En octobre, les Emirats arabes unis ont été critiqués après que l’Israélien Tal Flicker a remporté la médaille d’or à un tournoi de judo mais qu’il a été forcé à chanter en silence l’hymne national israélien alors que l’hymne de la Fédération internationale retentissait à la place.

La même situation s’est produite quand Yarden Gerbi et Sagi Muki ont tous les deux remporté une médaille de bronze au tournoi de judo Grand Slam à Abu Dhabi en 2015, et quand les athlètes se sont aussi vus interdire d’afficher des symboles israéliens au même événement deux ans plus tard.

En décembre, des joueurs d’échecs israéliens n’ont pas pu participer au championnat du monde en Arabie Saoudite après que Riyadh a refusé de leur accorder des visas.

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