Les tyrans sionistes tuent les marcheurs contre l’esclavage à Pessah, dit l’Iran
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Les tyrans sionistes tuent les marcheurs contre l’esclavage à Pessah, dit l’Iran

Le ministre des Affaires étrangères de Téhéran affirme que l'Etat juif s'est engagé dans "un massacre sauvage" de manifestants avec le soutien de Trump

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

L’Iran, ennemi juré d’Israël, a condamné samedi ce qu’il a qualifié de « massacre sauvage » de Palestiniens, au lendemain de la mort dans la bande de Gaza de 16 manifestants, tués par les forces israéliennes.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a dénoncé dans un tweet les « tyrans sionistes qui tuent les manifestants pacifistes palestiniens dont la terre a été volée ». Il a raillé le fait que ces événements aient coïncidé avec la fête de Pessah que s’apprêtaient à fêter les Juifs israéliens.

La fête de Pessah, qui a commencé au coucher du soleil vendredi, commémore la libération par Dieu du peuple juif de l’esclavage en Egypte. Le récit est narré dans le livre de l’Exode, dans la bible hébraïque.

« A la vieille de Pessah, qui rappelle la libération par Dieu du prophète Moïse et de son peuple de la tyrannie, les tyrans sionistes assassinent des manifestants palestiniens pacifiques – dont ils ont volé les terres – alors qu’ils marchent pour fuir leur esclavage d’apartheid cruel et inhumain. C’est honteux », a écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

L’Iran est un soutien financier de longue date du groupe terroriste du Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, a condamné « le massacre sauvage d’un grand nombre de Palestiniens par les forces militaires racistes du régime sioniste », selon le site du ministère.

Ghassemi a ajouté que « les soutiens sans limite du (président américain Donald) Trump et de l’administration américaine et les efforts honteux de certains dirigeants novices et ignorants de la région qui essaient d’établir des relations cachées et honteuses avec (Israël) ont rendu les dirigeants du régime sioniste plus insolents » – une référence au prince héritier saoudien d’Arabie saoudite, le Prince Mohammed bin Salman, 32 ans, dont le pays est l’ennemi juré de la république islamique.

L’administration Trump a appelé de manière répétée à une alliance contre l’Iran entre Israël et les pays du Golfe, dirigée par l’Arabie saoudite.

Ryad n’a fait aucune déclaration publique même si, au début du mois, l’Arabie saoudite a autorisé le tout premier vol commercial vers Israël à traverser son espace aérien, un service offert par le transporteur Air India dans la liaison reliant New Delhi et Tel Aviv.

Vendredi a été la journée la plus sanglante du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 à Gaza. Le chef des Nations unies Antonio Guterres a réclamé une « enquête indépendante et transparente ».

Les soldats israéliens ont utilisé des balles réelles, en caoutchouc ainsi que des gaz lacrymogènes pour tenter d’empêcher des milliers de Gazaouis de s’approcher de la barrière de sécurité. Les militaires ont fait savoir que les manifestants ont jeté des cocktails molotov et des pierres aux soldats, brûlant des pneus et qu’ils ont ouvert le feu à une occasion.

Le porte-parole de l’armée israélienne Ronen Manelis a expliqué que l’armée a dû affronter une « manifestation terroriste violente en six points » le long de la clôture. Il a expliqué que l’armée israélienne avait fait usage de « tirs chirurgicaux » à chaque fois que des protestataires ont tenté de franchir la barrière de sécurité ou de l’endommager. « Toutes les victimes étaient âgées de 18 à 30 ans, plusieurs d’entre elles étaient connues de nos services, et au moins deux d’entre eux étaient membres des forces de commando du Hamas », a-t-il précisé.

L’Iran critique régulièrement le rapprochement de l’Arabie saoudite et d’Israël qui dénoncent tous les deux la politique régionale et le programme balistique de l’Iran et poussent Washington à faire pression contre Téhéran.

Des dizaines de milliers de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, avaient convergé vendredi le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Gaza d’Israël dans le cadre de « la grande marche du retour ».

Selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1 400 autres ont été blessés dans les affrontements avec l’armée israélienne.

L’Iran soutient les mouvements terroristes islamistes palestiniens, notamment le Hamas et le Jihad islamique.

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