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L’espace Rachi rend hommage au compositeur Darius Milhaud

Décédé en 1974, la mémoire du célèbre artiste, issu de l’une des plus vieilles familles juives de Provence, reste intacte

Darius Milhaud (Crédit : capture d'écran YouTube)
Darius Milhaud (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le 16 décembre prochain, le Centre d’Art et de Culture et JEM rendront un hommage musical à Darius Milhaud.

Le concert réunira quatre musiciens d’instruments à cordes : Jean Piguet, ex-premier violon solo de l’orchestre de la Suisse Romande, Aya Kono, violonniste diplômée de l’université de Toho Gakuen au Japon et du Conservatoire de Paris, Sylvie Gazeau, professeure de violon et de musique de chambre au CNSMDP et professeure de didactique du violon dans le département pédagogie et Martine Bailly, Premier violoncelle solo de l’Orchestre de l’Opéra National de Paris.

Né en 1892 à Marseille et fils d’un musicien amateur, Darius Milhaud a très tôt développé un goût pour la musique.

Pour le violon d’abord, puis pour la composition, jusqu’à le guider au conservatoire de Paris à l’âge de 17 ans. Très tôt, il s’impose comme un avant-gardiste.

Dès 1915, il intègre dans ses œuvres la polyrythmie, un procédé d’écriture qui consiste à superposer plusieurs rythmes de métrique différentes.

Il rencontre Erik Satie, Jean Cocteau, puis Paul Claudel qui l’emploie comme secrétaire à l’ambassade de France au Brésil. A son retour en France après un détour par New York, sa notoriété grandit lorsqu’Henri Collet l’inclut au Groupe des Six, un groupe de jeunes compositeurs.

Issu d’une famille juive provençale, il est, tout au long de sa vie, resté attaché à ses racines juives. D’ailleurs, dans ses Mémoires Notes sans musique, il écrit :  « Je suis un Français de Provence, de religion israélite ». Une double appartenance qui a guidé ses œuvres.

Considéré comme « compositeur dégénéré » par les nazis, sa carrière fut couronnée en 1971 par le Grand Prix international de la musique et par un fauteuil à l’Académie des Beaux-Arts.

Son œuvre, composée de 443 œuvres, dont des partitions radiophoniques et cinématographiques, reste aujourd’hui encore admirée en raison de son extraordinaire abondance, teintée de rythmes exotiques et de jazz.

Espace Rachi, Guy de Rothschild, 39, rue Broca 75005 Paris
01 42 17 10 36
info@culture-juive.org

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