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L’essai clinique de la 4e dose du vaccin COVID retardé

La commission d'Helsinki, qui autorise les essais cliniques, n'a pas encore donné son accord au rappel, alors que le ministère de la Santé le recommande pour les personnes âgées

Une infirmière prépare une dose de vaccin dans le cadre de la campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans dans un centre de la Clalit à Safed, dans le nord du pays, le 29 novembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Une infirmière prépare une dose de vaccin dans le cadre de la campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans dans un centre de la Clalit à Safed, dans le nord du pays, le 29 novembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

L’étude portant sur l’efficacité d’une quatrième dose du vaccin COVID-19 n’a pas encore commencé, alors que le ministère de la Santé s’apprête à autoriser cette injection supplémentaire pour les personnes à risque.

L’hôpital Sheba, près de Tel Aviv, devait commencer son essai sur 100 volontaires cette semaine après avoir demandé, début décembre, l’approbation de la Commission d’Helsinki, qui approuve tous les essais cliniques en Israël.

Mais la commission n’a jamais autorisé l’essai, ont rapporté les médias israéliens. Contacté pour un commentaire, la commission a déclaré à la Douzième chaîne qu’elle ne pouvait pas divulguer ses délibérations internes sur la question.

Mardi, cependant, le groupe consultatif d’experts du ministère de la Santé a approuvé la distribution d’une quatrième dose aux personnes âgées de plus de 60 ans et aux autres personnes à risque.

Un enfant reçoit sa première dose du vaccin COVID-19 à Katsrin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Cette campagne devait commencer dimanche, mais deux jours plus tard, la Treizième chaîne a rapporté que le ministère de la Santé était revenu sur cette décision lors d’une réunion sur le sujet après avoir examiné les données préliminaires suggérant que les personnes atteintes du nouveau variant du COVID-19, Omicron, avaient entre 50 et 70 % moins de risques d’être hospitalisées que celles atteintes de la souche Delta.

Les conclusions de l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni viennent s’ajouter aux preuves émergentes selon lesquelles Omicron provoque une maladie moins grave que les autres variants, mais se propage aussi plus rapidement et échappe mieux aux vaccins.

Nachman Ash, le directeur général du ministère, n’a pas encore approuvé la campagne pour la quatrième dose et a examiné les données provenant de Grande-Bretagne.

Selon la Treizième chaîne, si d’autres données s’accumulent, Nachman Ash pourrait ne pas soutenir la recommandation du groupe consultatif du gouvernement d’offrir les injections de rappel supplémentaires à ce stade et renvoyer la question pour une nouvelle délibération.

La Dr. Sharon Alroy-Preis, chef des services de santé publique au ministère de la Santé, lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 12 décembre 2021. À sa droite, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon un autre rapport du radiodiffuseur public Kan, Ash prendra probablement une décision sur l’approbation de la quatrième dose de vaccin d’ici le milieu de la semaine prochaine.

Israël était sur le point de devenir le premier pays au monde à administrer une quatrième dose pour certains groupes.

Kan a déclaré que le Premier ministre Naftali Bennett souhaitait commencer à administrer les doses de rappel supplémentaires dès que possible, mais a reconnu qu’Ash avait le dernier mot en la matière.

Cette décision a été soutenue par de nombreux experts, bien que d’autres aient mis en garde contre le fait qu’il serait préférable d’attendre un nouveau vaccin adapté au variant Omicron.

Le Premier ministre Naftali Bennett lors d’une conférence de presse au Bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 19 décembre 2021. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Malgré les données suggérant que le variant Omicron n’est peut-être pas aussi dangereux que Delta, le gouvernement craint toujours une forte poussée de contagion par le coronavirus dans les semaines à venir, ont rapporté jeudi plusieurs médias.

Kan a cité un haut responsable de la santé affirmant qu’il y avait des « semaines noires à venir » pour le pays, tandis que la Treizième chaîne a déclaré que le ministère de la Santé s’attendait à ce que des centaines de milliers de personnes doivent entrer en quarantaine.

Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé publiées jeudi soir, 1 420 nouveaux cas de COVID ont été confirmés la veille, soit le décompte quotidien le plus élevé depuis octobre. Le taux de positivité a également connu une légère tendance à la hausse, atteignant 1,45 %, contre 1,24 % la veille et 0,9 % il y a une semaine.

Le taux de reproduction, ou chiffre « R », a également poursuivi sa hausse progressive jeudi, atteignant 1,34, contre 1,02 début décembre. Le taux de transmission est basé sur les données des 10 jours précédents et toute valeur supérieure à 1 montre que la pandémie est en train de se développer.

Conformément aux données britanniques, les cas graves et les hospitalisations restent toutefois peu nombreux. Jeudi soir, on comptait 9 930 cas actifs de COVID en Israël, dont 123 hospitalisés, 81 dans un état grave et 38 sous respirateurs.

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