L’ex-chef d’état-major Benny Gantz intéressé par une carrière en politique
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L’ex-chef d’état-major Benny Gantz intéressé par une carrière en politique

L'ancien général indique s'entretenir avec de nombreux partis même s'il ne prévoit pas une entrée immédiate à la Knesset

L'ancien chef d'Etat-major Benny Gantz s'exprime lors de la Conférence sioniste mondiale à Jérusalem, le 2 novembre 2017 (Crédit :  Miriam Alster/FLASH90)
L'ancien chef d'Etat-major Benny Gantz s'exprime lors de la Conférence sioniste mondiale à Jérusalem, le 2 novembre 2017 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

L’ancien chef d’état-major n’a pas exclu mardi d’entrer dans la politique, même s’il a précisé qu’il ne le ferait pas dans l’immédiat.

Au cours d’un discours prononcé lors d’une conférence réunissant des représentants de conseils municipaux dans la ville touristique d’Eilat, dans le sud du pays, il a indiqué : « ce n’est pas d’actualité, mais j’ai consacré volontairement ma vie à la société israélienne et je lui consacrerais très certainement mon activité ».

« Quelle est l’implication, quelle sera la situation, si elle doit arriver et quand elle arrivera, seul le temps le dira », a-t-il ajouté selon la radio militaire.

Précisant qu’il s’entretient avec plusieurs partis, il a déclaré qu’il « n’est pas véritablement question ici [d’Avi] Gabbay [chef de l’Union sioniste], de [Yair] Lapid [leader de Yesh Atid], ou du Likud ou de Yisrael Beytenu, ou de HaBayit HaYehudi ou du Meretz, d’accord ? Tout le monde parle avec tout le monde, c’est naturel ».

Gantz, 58 ans, qui a été chef d’état-major de février 2011 à février 2015, a supervisé la guerre à Gaza en 2014.

Le chef d’état-major Benny Gantz à l’action durant un exercice à balles réelles pour les commandants des bataillons de l’armée israélienne sur le plateau du Golan, le 4 septembre 2012 (Crédit : Shay Wagner /Armée israélienne/FLASH90)

Lui et l’armée avaient été considérablement critiqués dans un rapport du contrôleur de l’Etat publié en 2017, qui affirmait qu’il n’avait pas préparé le pays de manière appropriée à la menace représentée par les tunnels d’attaque du Hamas.

Depuis qu’il a quitté l’armée, Gantz s’est intéressé aux questions sociales.

Au mois d’avril, aux côtés d’un ancien chef de l’armée, Gabi Ashkenazi, et d’un ex-ministre de l’Education du parti Yesh Atid, le rabbin Shai Piron, Gantz a lancé un mouvement social dont l’objectif est d’apaiser les dissensions au sein de la société israélienne et d’encourager le dialogue entre Israéliens de diverses communautés.

L’ancien chef d’état-major Benny Gantz et l’ancien ministre de l’Education Shai Piron lors d’une conférence de presse pour le mouvement non-politique « Pnima » à Lod, le 3 avril 2017 (Crédit : Tomer Neuberg/FLASH90)

Au mois de juin, il avait parlé lors d’une conférence organisée à l’université de Haïfa d’une nouvelle étude de l’institution sur la « résilience nationale » dans le pays, établissant que la capacité israélienne à supporter les attaques pourrait être affaiblie non seulement par des forces extérieures, mais également par les querelles croissantes entre les communautés qui forment la société israélienne.

« Nous avons bien sûr un défi avec la délégitimation internationale, mais nous avons également un défi plus important dans nos différences internes », avait-il noté.

Au mois de novembre 2015, un sondage avait révélé que Gantz battrait Benjamin Netanyahu avec une large marge – 44 % à 32 % – si une course au poste de Premier ministre avait eu lieu le jour même de l’enquête.

Le délai de rétractation obligatoire de Gantz avant qu’il ne soit autorisé à se présenter expirera le mois prochain.

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