Libération sous caution de la Britannique qui a accusé des Israéliens de viol
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Libération sous caution de la Britannique qui a accusé des Israéliens de viol

Après deux jours, la famille est parvenir à réunir les 5 000 euros de caution pour libérer la jeune femme de 19 ans, qui clame que ses aveux avaient été obtenus sous la pression

Un agent de police escorte une jeune femme britannique de 19 ans, au centre, vers le tribunal de Famagouste, à Paralimni, à Chypre, le 29 juillet 2019 (Crédit : AP Photo/Petros Karadjias)
Un agent de police escorte une jeune femme britannique de 19 ans, au centre, vers le tribunal de Famagouste, à Paralimni, à Chypre, le 29 juillet 2019 (Crédit : AP Photo/Petros Karadjias)

Une Britannique de 19 ans mise en examen à Chypre pour avoir faussement accusé 12 adolescents israéliens de l’avoir violée a été libérée sous caution jeudi, d’après les médias locaux.

La femme a plaidé non coupable devant la cour mardi de trouble à l’ordre public pour avoir, d’après les procureurs, faussement affirmé avoir été violée par les adolescents israéliens dans un complexe hôtelier de l’île.

Un juge du tribunal de Famagouste a fixé le début du procès au 2 octobre et libéré la femme sous caution, estimant « approprié et juste » de lui rendre sa liberté après près de deux mois de détention.

Elle est néanmoins restée incarcérée deux jours de plus sa famille ayant eu du mal à rassembler les 5 000 euros en espèces nécessaires à sa caution.

Jeudi, le site d’information InCyprus rapportait qu’elle avait été libérée de la prison de Nicosie, la caution ayant été payée. Elle doit cependant rester à Chypre jusqu’à son procès, le 2 octobre.

Son père a également versé une caution de 15 000 euros. Elle a remis ses documents de voyage à la police et devra se rendre au commissariat de Nicosie trois fois par semaine. Son nom a également été placé sur les listes de passagers non autorisés pour empêcher son départ de l’île méditerranéenne.

Les avocats de la touriste britannique accusent les enquêteurs d’avoir « fait pression » sur elle pour qu’elle se rétracte. Les autorités chypriotes démentent formellement que cette rétractation avait été forcée, assurant qu’elle avait souhaité le faire par écrit de son propre gré.

Les adolescents israéliens disculpés d’accusations de viol à Chypre retrouvent leur famille à l’aéroport Ben Gurion, le 28 juillet 2019. (Crédit : Flash90)

Michael Polak, un avocat britannique de Justice Abroad qui assiste la défense de la jeune femme, a déclaré dans un communiqué que la suspecte s’était vue refuser une représentation légale, malgré des demandes et en violation de la Convention européenne des droits de l’homme.

Il a affirmé que les aveux présumés lui avaient été imposés, et que les enquêteurs avaient clairement indiqué que si elle les signait, elle pourrait retourner à son hôtel, mais que si elle refusait, elle serait arrêtée.

Michael Polak a fait savoir que les avocats de la défense présenteraient des preuves que la femme n’a pas menti et a bien été violée. Il a qualifié l’affaire de « test » du respect du système juridique du pays des conventions chypriotes et européennes. Il a également indiqué qu’il demanderait au procureur général Costas Clerides d’abandonner les charges contre elle « après avoir étudié les faits ».

Les parents de la jeune femme ont lancé une campagne de financement participatif via le site GoFundMe pour couvrir les frais juridiques de leur fille. Ils ont pu récolter, jusqu’à présent, 25 310 livres sterling (28 000 euros environ) sur un objectif de 50 000 livres. La plupart des dons ont été faits par des Israéliens, dont un homme vivant en Floride auteur du don le plus élevé.

« Nous maintenons que la déposition a été faite sous la contrainte et en violation de ses droits, ce qui a entraîné l’échec de l’enquête initiale et des accusations de méfait public portées contre elle », peut-on lire dans la page, faisant référence à sa rétractation.

Cinq des Israéliens accusés avaient été libérés le 25 juillet, aucune preuve les incriminant n’ayant été trouvée. Les sept autres avaient retrouvé la liberté trois jours après que la police a fait savoir que leur accusatrice s’était rétractée.

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