Un Israélien fait un don à la Britannique ayant accusé des Israéliens de viol
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Un Israélien fait un don à la Britannique ayant accusé des Israéliens de viol

Aryeh Fraser qualifie sa contribution à la campagne de financement participatif de "donation humanitaire" ; la page GoFundMe a dépassé l'objectif fixé pour assurer sa défense

L'adolescente britannique (cachée) qui a accusé sept Israéliens de viol en réunion arrive à la cour de district de Famagusta District Court à Paralimni, à l'est de Chypre, le 29 juillet 2019 (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)
L'adolescente britannique (cachée) qui a accusé sept Israéliens de viol en réunion arrive à la cour de district de Famagusta District Court à Paralimni, à l'est de Chypre, le 29 juillet 2019 (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)

Un Israélien a réalisé le plus grand don destiné à la défense juridique de la Britannique de 19 ans accusée à Chypre d’avoir accusé à tort de viol douze jeunes Israéliens.

Les parents de la jeune femme ont lancé vendredi une campagne de financement participatif via le site GoFundMe pour couvrir les 16 000 euros de frais juridiques de leur fille après la démission de son avocat. Elle risque jusqu’à un an de prison.

Aryeh Fraser, un Israélien vivant à Miami, a ainsi donné 8 000 euros et a été l’un des premiers à contribuer.

La plupart des 265 donateurs recensés ont des noms aux consonances israéliennes, et certains se présentent comme israéliens.

Samedi matin, la campagne avait dépassé son objectif de plus de 1 000 livres.

« Je ne justifie pas ses allégations. Il s’agit d’un don humanitaire », a expliqué Aryeh Fraser au site d’informations Ynet.

« Je ne sais pas s’ils voient en Israël comment l’affaire est couverte ici, mais ici ils la couvrent différemment », a-t-il ajouté. « Si votre fille avait des ennuis et que vous n’aviez pas d’argent, et que j’aide en tant que juif et israélien, ce n’est pas prendre parti. Je ne défends pas le comportement des garçons, et je ne suis pas juge ».

Fraser s’est dit heureux de voir les jeunes Israéliens être libérés de prison, il ne se préoccupe plus aujourd’hui que d’aider la famille de la jeune femme.

Les suspects du viol d’une jeune Britannique de 19 ans se couvrent le visage alors qu’ils quittent le tribunal de Famagouste pour être emmenés dans un centre de détention à Paralamni, à Chypre, le 18 juillet 2019 (Crédit : AP Photo/Petros Karadjias)

« Tout ce qu’on essaye de dire, c’est de laisser la jeune femme rentrer chez elle et mettre un terme à tout ça. La juger à Chypre n’aidera personne », estime le donateur.

Une Israélienne prénommée Hadar de la ville d’Amirim en Galilée et son petit ami ont également fait un don, d’après Ynet.

« Je voulais montrer que tous les Israéliens ne sont pas pareils. Il est important de montrer notre soutien », a-t-elle expliqué.

« En tant que femme, je crois une femme qui dit qu’elle s’est fait violer. Et même si ça ne s’est pas produit, elle a subi des choses illégales, comme être filmée », estime Hadar.

Filmer un rapport sexuel sans permission est illégal en Israël, mais n’est pas considéré comme un crime à Chypre.

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