L’interprète juif de Bozo le Clown meurt à 89 ans
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L’interprète juif de Bozo le Clown meurt à 89 ans

Frank Avruch était devenu le premier acteur à interpréter un personnage à la télévision à l'échelle nationale. Il avait aussi fait le tour du monde en Bozo pour l'UNICEF

Frank Avruch dans le rôle de Bozo the Clown, vers 1965. (Crédit : Hulton Archive/Getty Images via JTA)
Frank Avruch dans le rôle de Bozo the Clown, vers 1965. (Crédit : Hulton Archive/Getty Images via JTA)

Frank Avruch, un acteur juif connu pour son interprétation de Bozo le clown à la télévision, s’est éteint.

Avruch, personnalité de la télévision de longue date de Boston, est décédé mardi dernier à son domicile d’une maladie du coeur, a fait savoir sa famille dans une déclaration faite à la chaîne WCVB-TV. Il était âgé de 89 ans.

Il avait interprété Bozo de 1959 à 1970, lorsque les chaînes de télévision locales avaient franchisé un personnage initialement créé par un autre Juif américain, le producteur de disques Alan W. Livingston. Avruch était devenu le tout premier Bozo le clown à l’échelle nationale.

« Il avait un coeur d’or », a commenté à l’AP son manager Stuart Hersh dans la journée de mercredi. « Il a amené le personnage de Bozo le clown à la vie mieux que n’importe quel autre ».

Avruch était un philanthrope actif et membre du bureau de la filiale de Nouvelle-Angleterre de l’UNICEF. Il avait parcouru le monde en interprétant Bozo pour l’UNICEF, l’organisation des Nations unies qui se consacre à l’aide apportée aux enfants dans le besoin.

Dans une interview accordée à « TV Party », Avruch, né à Boston de parents juifs russes, avait révélé qu’il n’avait pas utilisé son véritable nom de famille quand il s’était lancé à la télévision.

« On devait entrer à la télévision, on devait changer son nom de famille. Mon nom, c’était Frank Stevens. Et quand j’ai quitté l’armée, j’ai décidé d’utiliser mon véritable nom », a-t-il dit

Il avait pris cette décision d’utiliser son vrai nom après avoir vu « un présentateur très célèbre de la télévision qui s’appelait Andre Baruch », s’était-il souvenu lors de cet entretien. « Et je me suis dit : ‘Eh bien, s’il le fait, je peux aussi le faire’. »

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