L’Iran vante la solidité de ses liens avec la Russie
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L’Iran vante la solidité de ses liens avec la Russie

En menaçant les forces iraniennes en Syrie, Netanyahu mène une guerre "psychologique" menée pour "nuire aux relations de l'Iran avec ses voisins et la Russie", dit Bahram Ghassemi

Bahram Qassemi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Bahram Qassemi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)

L’Iran a vanté lundi la solidité de ses liens avec la Russie et minimisé les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur une coopération entre Israël et Moscou en vue d’un retrait des forces étrangères déployées en Syrie.

« Les liens de l’Iran avec Moscou sont solides, nous sommes toujours en contact et nous nous consultons », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, lors d’une conférence de presse à Téhéran.

L’Iran et la Russie sont les principaux alliés du régime de Damas dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011 et leur soutien a permis aux troupes du président syrien Bachar al-Assad d’infliger de nombreuses défaites aux rebelles et aux jihadistes et de reprendre près des deux-tiers du pays.

Israël cherche de son côté à éviter que l’Iran, son ennemi juré, ne reste et s’implante militairement chez son voisin syrien.

Après avoir rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou le 27 février, M. Netanyahu a répété dimanche que son pays ne « permettra pas l’implantation militaire de l’Iran en Syrie ».

« Le président Poutine et moi-même sommes également tombés d’accord sur un objectif commun : le retrait des forces étrangères qui sont arrivées en Syrie après le début de la guerre civile. Nous avons convenu d’établir une équipe commune afin de poursuivre ce but ainsi que d’autres objectifs », a-t-il ajouté.

La Russie n’a pas réagi à ces déclarations.

Le Président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre bilatérale avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Kremlin à Moscou, le 27 février 2019. (Crédit : MAXIM SHEMETOV / POOL / AFP)

Selon M. Ghassemi, les propos de M. Netanyahu ne sont qu’un nouvel exemple de la guerre « psychologique » menée selon lui par les Israéliens pour « nuire aux relations de l’Iran avec ses voisins et la Russie ».

Des milliers de combattants pro-iraniens ont été déployés en Syrie depuis le début de la guerre, officiellement pour aider les autorités syriennes à lutter contre le « terrorisme ».

Téhéran nie envoyer des troupes régulières et affirme que son soutien se traduit par l’envoi de membres des Gardiens de la Révolution, la puissante milice idéologique iranienne, comme « conseillers militaires » des forces loyalistes syriennes, et de milliers de « volontaires » venus d’Iran, d’Afghanistan ou du Pakistan.

« Tant que le gouvernement syrien veut de nous là-bas, nous resterons », a déclaré M. Ghassemi.

Ces dernières années, Israël a mené de nombreux raids aériens ou tirs de missiles contre ce qu’il a présenté comme des objectifs militaires iraniens en Syrie.

La guerre en Syrie a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés depuis 2011.

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