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L’Israélien détenu à tort en Grèce est enfin autorisé à rentrer chez lui

Dudi Ashkenazi a été libéré début juillet, mais n'a pas pu quitter la Grèce avant d'avoir reçu l'autorisation du Pérou, qui a émis un mandat d'arrêt international à son encontre

Dudi Ashkenazi dans un café à Kos, en Grèce, dans une séquence diffusée le 6 juillet 2022. (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)
Dudi Ashkenazi dans un café à Kos, en Grèce, dans une séquence diffusée le 6 juillet 2022. (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)

Un Israélien détenu en Grèce depuis fin juin, par méprise, selon Jérusalem, devrait être autorisé par les autorités grecques à retourner en Israël, a déclaré vendredi le bureau du ministre de la Justice Gideon Saar.

Dudi Ashkenazi a été arrêté sur la base d’un mandat d’Interpol concernant un ressortissant israélo-azerbaïdjanais portant le même nom qui aurait fait du trafic de drogue entre le Pérou et la Russie en 2012. Emprisonné pendant deux semaines dans l’attente de son procès, il a finalement été libéré le 5 juillet à l’issue d’une audience d’urgence, mais n’a pu partir avant d’avoir reçu l’autorisation officielle du Pérou, qui avait émis le mandat.

Saar s’était déjà entretenu avec son homologue grec Konstantinos Tsiaras, et lui avait demandé son aide pour blanchir le nom d’Ashkenazi il y a deux semaines, a indiqué son bureau.

Ashkenazi a été libéré après que son avocat s’est rendu en Grèce et a présenté à Tsiaras et au procureur général grec Vasilias Milanunis divers documents officiels de la police israélienne, notamment.

Convaincus par ces documents, ils ont fixé une audience d’urgence pour le lundi suivant et Ashkenazi a été libéré dans la foulée.

Les responsables israéliens ont plaidé pour sa libération alors qu’il était emprisonné. Fin juin, la police a indiqué à Interpol qu’elle pensait que la Grèce avait arrêté la mauvaise personne après avoir découvert que le mandat contenait le numéro d’identité d’un autre individu portant le même nom. Le ministère des Affaires étrangères israélien a contacté son homologue grec après la publication de la photo jointe au mandat, en déclarant que l’arrestation était probablement le résultat d’une erreur d’identification.

Ashkenazi a déclaré qu’il célébrait la bat mitzvah de sa fille au moment du trafic de drogue présumé et a précisé qu’il n’avait pas la nationalité azerbaïdjanaise, ce que les autorités azerbaïdjanaises ont confirmé, a rapporté Ynet.

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