Londres appelle Washington à ne pas empêcher le bon fonctionnement de l’accord
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Londres appelle Washington à ne pas empêcher le bon fonctionnement de l’accord

John Bolton a prévenu mardi que les entreprises qui maintiendraient leurs investissements en Iran pourraient "être fortement sanctionnées par les États-Unis"

Boris Johnson, secrétaire britannique des Affaires étrangères, quitte le 10 Downing Street après la réunion hebdomadaire du cabinet dans le centre de Londres, le 31 octobre 2017 (AFP PHOTO / Tolga AKMEN)
Boris Johnson, secrétaire britannique des Affaires étrangères, quitte le 10 Downing Street après la réunion hebdomadaire du cabinet dans le centre de Londres, le 31 octobre 2017 (AFP PHOTO / Tolga AKMEN)

Les Etats-Unis ne doivent pas empêcher le bon fonctionnement de l’accord nucléaire actuel avec l’Iran, a réclamé mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, le qualifiant de « vital » pour la sécurité de son pays.

« J’exhorte les États-Unis à éviter toute action qui empêcherait les autres parties de continuer à faire que l’accord fonctionne, dans l’intérêt de notre sécurité collective », a dit Johnson devant le Parlement britannique.

John Bolton, membre de l’équipe du président américain Donald Trump et conseiller à la sécurité nationale, avait prévenu mardi que les entreprises qui maintiendraient leurs investissements en Iran pourraient « être fortement sanctionnées par les États-Unis ».

Boris Johnson a également pressé « l’administration américaine d’expliquer sa vision sur la voie à suivre » concernant le contrôle du programme nucléaire iranien.

Parallèlement, il a demandé aux autorités iraniennes « de continuer à respecter les engagements pris sous le JCPOA », le signe qui désigne l’accord iranien.

Boris Johnson a souligné que l’accord restait « vital pour la sécurité nationale et la stabilité du Moyen Orient ». Londres « n’a pas l’intention de sortir » de l’accord, a-t-il précisé. « Au contraire, nous continuerons à coopérer pour faire en sorte que l’Iran continue de restreindre son programme nucléaire ».

Le chef de la diplomatie britannique a annoncé, sans les détailler, que des « mesures » seront proposées conjointement avec les gouvernements français et allemands concernant la coopération avec l’Iran sur le dossier nucléaire.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est attendu lundi à Londres, où il doit s’entretenir avec son homologue britannique.

Peu avant la déclaration de Boris Johnson, la Première ministre britannique Theresa May avait elle aussi défendu l’accord devant les députés britanniques, estimant qu’il constitue « un progrès important pour contribuer à la sécurité du monde ».

Donald Trump a annoncé mardi le retrait des États-Unis de l’accord signé en 2015 avec l’Iran, et auquel sont également parties les autres pays du Conseil de sécurité de l’Onu, l’Allemagne et l’Union européenne.

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