Malgré les tirs de cette nuit, les écoles du Golan sont ouvertes
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Malgré les tirs de cette nuit, les écoles du Golan sont ouvertes

Les habitants de la région se sont précipités vers les abris anti-aériens après minuit, suite aux tirs de roquettes des forces iraniennes présentes en Syrie vers Israël

Un homme à l'entrée d'un abri anti-aérien ouvert ce soir sur les hauteurs du Golan, dans le nord d'Israël, le 8 mai 2018 (Basel Awidat / Flash90)
Un homme à l'entrée d'un abri anti-aérien ouvert ce soir sur les hauteurs du Golan, dans le nord d'Israël, le 8 mai 2018 (Basel Awidat / Flash90)

Les écoles israéliennes du plateau du Golan devaient fonctionner normalement ce jeudi et aucune restriction n’a été imposée aux agriculteurs du nord d’Israël, malgré l’affrontement direct – le plus grave du genre – entre Jérusalem et Téhéran dans la nuit de mercredi à jeudi. Les habitants de la région ont ainsi passé plusieurs heures dans les abris anti-aériens.

Les autorités israéliennes ne semblaient néanmoins pas excessivement préoccupées. Suite aux tirs d’une vingtaine de roquettes sur des bases militaires israéliennes par les forces iraniennes présentes dans le sud de la Syrie juste après minuit ce jeudi, des avions israéliens ont ciblé de nombreux sites contrôlés par les Iraniens à travers la Syrie, a déclaré l’armée.

Certaines restrictions ont cependant été mises en place afin de limiter les rassemblements sur le plateau du Golan.

L’armée israélienne a déclaré que les premiers tirs de missiles avaient été effectués par des membres des forces al-Qods du Corps des gardiens de la révolution iranienne. Cela semblait être la première fois qu’Israël attribuait une attaque directe à l’Iran, qui opère généralement par procuration.

Les sirènes ont résonné sur les hauteurs du Golan tout au long de l’échange de tirs, conduisant les habitants de la zone à se réfugier dans des abris anti-aériens. Le Commandement du Front intérieur de l’armée a appelé les résidents à respecter les instructions de sécurité si besoin était. Les habitants des hauteurs du Golan ont été informés qu’ils pouvaient quitter les abris vers 2 heures du matin, mais ont reçu l’ordre de rester à proximité de zones sécurisées jusqu’à nouvel ordre.

Certains des missiles entrants ont été interceptés par le système de défense Dôme de fer, selon l’armée. Aucune victime israélienne n’a été signalée dans l’attaque. Un porte-parole de l’armée a déclaré que des dégâts « limités » avaient seulement été causés à des bases militaires israéliennes.

Israël a lancé un vaste raid de représailles, frappant de prétendues bases iraniennes à travers la Syrie durant plusieurs heures après le bombardement iranien initial, a confirmé un porte-parole de l’armée israélienne.

Les tirs iraniens survenus tard dans la nuit et la contre-attaque israélienne semblaient représenter le plus important affrontement sur le territoire syrien impliquant Israël depuis la guerre de Kippour, en 1973.

Suite aux échanges aériens, de nombreuses villes – y compris Kiryat Shmona et Tibériade – et des villes du nord d’Israël ont décidé d’ouvrir leurs abris anti-aériens, bien que l’armée ne les ait pas toutes contraintes à le faire. A Metula, dans le nord d’Israël, ville située à proximité de la frontière libanaise, les habitants ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri après une forte explosion dans la région. Ils ont ensuite été autorisés à rentrer chez eux, aucun signe d’impact n’ayant été découvert.

Peu avant 3 heures du matin, une explosion a retenti dans la ville de Safed, dans le nord du pays, conduisant son maire à avertir les habitants que l’explosion n’était « pas une attaque de missiles ou quelque chose du genre ».

Les habitants du centre d’Israël ont rapporté avoir entendu des avions de combat volant au-dessus d’eux.

Téhéran a plusieurs fois juré de se venger après que la base militaire T-4 en Syrie a été touchée par un raid aérien largement attribué à Israël le 9 avril, tuant au moins sept membres du Corps des gardiens de la Révolution islamique, dont un responsable du programme de drones.

L’Iran a semble-t-il tenté de mener ces représailles cette nuit peu après minuit, avec des bombardements sur les bases militaires israéliennes du plateau du Golan.

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