McGill : un leader étudiant persiste avec son message “frappe un sioniste aujourd’hui”
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McGill : un leader étudiant persiste avec son message “frappe un sioniste aujourd’hui”

Igor Sadikov refuse de démissionner ou de revenir sur ses propos ; B’nai Brith demande à la police une enquête pour incitation à la haine

The Arts Building de l'université McGill à Montréal, au Canada. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons via JTA)
The Arts Building de l'université McGill à Montréal, au Canada. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons via JTA)

Un leader étudiant de l’université de McGill, au Canada, qui avait conseillé sur Twitter de « frapper un sioniste aujourd’hui » refuse de démissionner ou de revenir sur ses propos, alors que la colère montre contre lui sur le campus.

Igor Sadikov, membre du conseil législatif du syndicat étudiant, n’a pas cédé jeudi devant ce qui a été décrit comme une réunion « tendue » du conseil.

Des témoins qui ont assisté à la réunion ont déclaré que Sadikov avait semblé doubler la mise, affirmant que les Juifs n’étaient pas « un groupe ethnique légitime », selon B’nai Brith Canada.

« Je ne me suis jamais sentie tant ciblée, dégoûtée ou déçue de toute ma vie », a déclaré sur Facebook Molly Harris, étudiante juive de McGill.

I have never felt so targeted, disgusted, or disappointed in my life. Last night, at a Students' Society of McGill…

Posted by Molly Harris on Friday, 10 February 2017

McGill a condamné Sadikov, tout comme les associations juives B’nai Brith, le Centre pour les affaires juives et israéliennes et le Centre Simon Wiesenthal.

La société d’art de l’université a officiellement demandé à Sadikov de démissionner, et B’nai Brith a demandé à la police d’enquêter pour déterminer si le tweet de Sadikov constituait de l’incitation à la haine.

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