Médias libanais : l’armée israélienne a franchi la frontière pour récupérer un dispositif d’espionnage
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Médias libanais : l’armée israélienne a franchi la frontière pour récupérer un dispositif d’espionnage

L'agence nationale publique a affirmé que des soldats israéliens sont entrés dans le pays pour retirer une caméra installée la semaine dernière

Le Liban vu depuis le côté israélien de la frontière, le 10 novembre 2016. (Crédit : Doron Horowitz/Flash90)
Le Liban vu depuis le côté israélien de la frontière, le 10 novembre 2016. (Crédit : Doron Horowitz/Flash90)

Les soldats israéliens ont traversé la frontière vers le Liban mercredi pour retirer une caméra de surveillance, ont indiqué les médias libanais.

Selon l’agence de presse du pays, l’armée israélienne est entrée au Liban aux aurores pour retirer un équipement d’espionnage près du village frontalier de Meiss Ej Jabal, puis auraient pris le dispositif et le transmetteur pour le ramener sur une base militaire israélienne.

L’armée n’a pas souhaité s’exprimer sur ces informations.

La chaîne d’informations affiliée au Hezbollah a affirmé que la caméra avait été positionnée à l’extérieur de Meiss Ej Jabal par les troupes israélienne la semaine dernière. La chaîne libanaise Naharnet a décrit ce dispositif comme une « caméra d’espionnage à énergie solaire ».

Ces informations font suite aux protestations de dizaines de citoyens libanais, en réaction aux affirmations du Hezbollah qui prétendait qu’Israël avait placé un dispositif de surveillance au sein du Liban.

Plusieurs manifestants avaient franchi la frontière internationale, mais pas la barrière de sécurité qui se trouve dans le territoire israélien, avant que des tirs de gaz lacrymogènes par des soldats israéliens ne les dispersent.

La semaine dernière, le Hezbollah avait prétendu qu’Israël avait violé les frontières libanaises, juste après une frappe aérienne sur un convoi d’armes du Hezbollah en Syrie et les menaces du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah contre Israël.

Nasrallah a réitéré ses menaces déjà proférées de tirer des roquettes sur le réacteur nucléaire israélien de Dimona à la prochaine interaction entre les parties, et a juré que « nous ne nous obligerons à aucune ligne rouge » dans un prochain conflit.

Le chef du Hezbollah, qui avait déjà menacé de prendre pour cible la réserve d’ammoniac à Haïfa, s’est attribué la décision de justice qui a ordonné la fermeture de l’infrastructure. La Cour a indiqué que le réacteur nucléaire sera également prochainement fermé.

Durant une rencontre à huis-clos avec la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, le chef d’état-major Gadi Eizenkot a affirmé qu’en dépit des menaces de Nasrallah, le groupe terroriste chiite n’était pas interessé à entrer en conflit avec Israël dans un futur proche, parce que « les opérations [militaires] du Hezbollah en Syrie ont conduit à une crise morale et financière dans ses rangs », a indiqué le site Ynet.

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