Des dizaines de Libanais ont passé samedi la frontière avec Israël
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Des dizaines de Libanais ont passé samedi la frontière avec Israël

Les manifestants ont passé la frontière internationale mais pas la barrière de sécurité avant d'être dispersés par l'armée israélienne sans qu'il n'y ait de blessé

Un morceau de la clôture de sécurité à la frontière entre Israël et le Liban, à Metoula. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)
Un morceau de la clôture de sécurité à la frontière entre Israël et le Liban, à Metoula. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)

Plusieurs dizaines de Libanais ont franchi samedi la frontière avec Israël pour protester contre l’installation présumée d’équipements d’espionnage dans leur village. Ils ont été repoussés par l’armée israélienne, selon l’armée et des médias israéliens.

« Des dizaines de personnes se sont regroupées à la frontière entre le Liban et Israël. Lorsqu’elles ont commencé à franchir la frontière internationale, l’armée a utilisé des moyens anti-émeutes pour les disperser », a indiqué une porte-parole de l’armée à l’AFP, précisant que l’incident n’avait pas fait de blessé.

Certains manifestants ont passé la frontière internationale, mais pas la barrière de sécurité israélienne, qui se trouve au sein du territoire de l’Etat juif.

Selon les médias israéliens, les manifestants libanais protestaient à la suite d’informations sur l’installation d’équipements d’espionnage par l’armée israélienne dans leur village, limitrophe de la frontière.

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais, a prévenu la semaine dernière que le groupe ne s’interdirait aucune attaque sensible contre des cibles israéliennes si l’Etat hébreu entrait en guerre contre le Liban.

Pendant un entretien accordé à la télévision publique iranienne, le chef terroriste a réitéré ses menaces contre le réacteur nucléaire de Dimona, dans le sud d’Israël, et un réservoir d’ammoniac à Haïfa, dans le nord d’Israël.

Le Hezbollah n’aura « aucune ligne rouge » dans une prochaine guerre contre Israël, a affirmé Nasrallah.

Le Liban et Israël sont toujours officiellement en état de guerre. Près de 10 000 Casques bleus d’une dizaine de pays sont déployés dans le sud du Liban pour surveiller la frontière.

La résolution de l’ONU qui a mis fin à la guerre dévastatrice de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, exige que l’armée libanaise se déploie dans le sud du Liban, y compris dans les zones qui étaient auparavant exclusivement contrôlées par la formation terroriste.

Selon cette résolution, les combattants du Hezbollah se trouvant au sud du fleuve Litani ne peuvent pas déployer d’armes, mais la zone est restée un bastion du groupe.

Michel Aoun, président du Liban, en 2015. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Michel Aoun, président du Liban, en 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Michel Aoun, le président libanais soutenu par le Hezbollah, a récemment appelé le groupe terroriste à rester armé pour « résister à Israël », malgré la résolution de l’ONU.

Dimanche dernier, un quotidien arabe avait annoncé que les menaces de Nasrallah avaient été causées par un message transmis par Israël au Hezbollah, le prévenant d’une réponse énergique à toute attaque venue du Liban ou de la Syrie, où le groupe terroriste combat aux côtés du président syrien Bashar el-Assad contre les groupes rebelles.

Le message avait été transmis au groupe terroriste libanais par un émissaire arabe anonyme, selon un article publié par le quotidien arabophone londonien Al-Hayat. Il n’a pas été précisé quand ni pourquoi Israël avait transmis ce message.

Mercredi, les médias syriens ont annoncé que des frappes israéliennes avaient ciblé des positions de l’armée syrienne, notamment un convoi d’armes destinées au Hezbollah.

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