Miki Zohar : le bloc de droite boycottera le vote sur l’immunité
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Miki Zohar : le bloc de droite boycottera le vote sur l’immunité

L'allié du Premier ministre déclare que les députés du bloc de 55 sièges composé de partis de droite et religieux, ne voteront pas en plénière à la Knesset

Le député Likud, Miki Zohar, réagit lors d'une réunion de la commission d'organisation à la Knesset à Jérusalem, le 13 janvier 2020. (Hadas Parush/Flash90)
Le député Likud, Miki Zohar, réagit lors d'une réunion de la commission d'organisation à la Knesset à Jérusalem, le 13 janvier 2020. (Hadas Parush/Flash90)

Les députés du bloc de 55 sièges du Premier ministre Benjamin Netanyahu, composé de partis de droite et religieux, ne voteront pas en plénière à la Knesset mardi pour former la commission qui examinera la demande d’immunité du Premier ministre contre les accusations de corruption, a déclaré le député Miki Zohar du Likud.

Zohar accuse les partis rivaux, conduits par Kakhol lavan, d’agir de manière « contraire à toutes les règles depuis le jour de la création de la Knesset » en votant la création de la commission parlementaire.

« Nous ne participerons pas à cela et nous ne coopérerons pas à leur campagne électorale, qui n’est pas celle de Bibi [Netanyahu] », a tweeté Zohar, un des plus fervents alliés du Premier ministre.

Le bloc politique de Netanyahu comprend le Likud, Yamina, le Shas et le parti Yahadout HaTorah (dont le chef est accusé d’avoir aidé une pédophile présumée). Jusqu’à présent, seul ce dernier n’a pas confirmé qu’il boycotterait le vote de mardi, selon le radiodiffuseur public Kan.

Le boycott semble largement symbolique, puisque les 65 autres membres de la Knesset devraient voter en faveur de la création de la commission, qui débattra – et probablement rejettera – la demande d’immunité de Netanyahu avant les élections du 2 mars.

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz, (au centre), discute lors d’une session de la Knesset à Jérusalem, le mercredi 11 décembre 2019. Le Parlement israélien a commencé à voter sa propre dissolution mercredi et a ouvert la voie à une troisième élection sans précédent en un an. (AP Photo/Oded Balilty)

Le parti Kakhol lavan a fustigé Benjamin Netanyahu après cette annonce.

« Il est regrettable que le chef d’un gouvernement de transition [Netanyahu] continue de ridiculiser la Knesset et le régime démocratique israélien », a déclaré Kakhol lavan dans un communiqué.

« Netanyahu a demandé une audience sur son immunité – Netanyahu obtiendra [une audience] », a ajouté le parti.

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