Mort de trois Arabes israéliens dans des agressions par arme à feu
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Mort de trois Arabes israéliens dans des agressions par arme à feu

Un jeune de 18 ans a été tué à Lod, un autre de 26 ans a été assassiné dans la ville bédouine de Tel Sheva; un homme du même âge a succombé à ses blessures à Kafr Qasim

Abed Qurmata. (Autorisation)
Abed Qurmata. (Autorisation)

Trois Arabes israéliens sont morts dans des agressions par arme à feu distinctes, vendredi et samedi, alors que la communauté continue à être balayée par des violences croissantes.

Un résident de 26 ans de la ville bédouine de Tel Sheva a été tué vendredi au cours d’un incident qui, selon la police, serait un meurtre lié à une querelle familiale. Ibrahim Abu Amra a été amené à l’hôpital Soroka de Beer Sheva dans un état critique par des habitants de la localité. Sa mort a été immédiatement prononcée par les médecins. La police a ouvert une enquête.

Samedi, Anas Al-Wahwah, 18 ans, a été abattu dans la ville de Lod alors qu’il se trouvait à l’intérieur de l’habitacle d’une voiture. Une fois encore, la police présume que cette agression résulterait d’un conflit familial. La famille de la victime est connue de la police.

Selon la Douzième chaîne, Al-Wahwah était un élève exemplaire et un activiste qui faisait du bénévolat dans son école et dans sa communauté. Une source policière a expliqué qu’il pourrait avoir été pris pour cible en raison des liens douteux entretenus par sa famille et qu’il est possible qu’il n’ait pas lui-même été impliqué dans des activités criminelles.

Samedi soir, un Arabe israélien a été tué dans une fusillade survenue dans la ville de Kafr Qasim, dans le centre du pays. La victime s’appelait Abed Qurmata et il était originaire de Jaljulia. Il n’avait que 26 ans. Sa mort a été prononcée après qu’il a été évacué à l’hôpital, grièvement blessé.

La police a ouvert une enquête. Aucun mobile spécifique n’a été évoqué.

Anas Al-Wahwah, à gauche, 18 ans et Ibrahim Abu Amra, abattus dans deux agressions à l’arme à feu, le 28 août 2021. (Autorisation)

Depuis le début de l’année, ce sont 76 Arabes israéliens qui ont été assassinés alors que la communauté fait face à une vague toujours croissante de violences.

Les villes arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences dont le crime organisé serait le principal responsable. En 2020, 96 Arabes israéliens avaient été tués dans un cadre de violences – le bilan le plus lourd de mémoire récente. L’année 2021 devrait dépasser le chiffre enregistré l’année dernière.

Les Arabes reprochent à la police de ne pas parvenir à réprimer les organisations criminelles puissantes et de détourner largement le regard face à ces violences – avec, entre autres, des querelles familiales, des guerres entre gangs ou des violences faites aux femmes.

Selon un rapport établi par la Knesset en 2020, environ 400 000 armes illégales circulent en Israël, la vaste majorité dans les communautés arabes.

Le mois dernier, le Premier ministre Naftali Bennett a dit que les violences et les crimes, dans la société arabe israélienne, étaient des « fléaux nationaux » alors qu’il rencontrait de hauts-responsables du gouvernement et de la police pour mettre en place un plan de lutte contre ces violences.

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