Moscou dit « comprendre » la colère des Palestiniens face à Trump
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Moscou dit « comprendre » la colère des Palestiniens face à Trump

Selon le chef de la diplomatie russe, les chances de reprise d'un dialogue direct entre les deux camps "sont proches de zéro au vu de la situation actuelle"

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, en juin 2010. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, en juin 2010. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit lundi « comprendre » les déclarations du président palestinien Mahmoud Abbas qui a dénoncé l’offre de paix de Donald Trump comme la « claque du siècle« .

« Nous comprenons parfaitement ce que ressentent les Palestiniens actuellement. Ils ont fait des concessions unilatérales, les unes après les autre, au cours des dernières années, sans rien recevoir en échange », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse.

« Au cours des derniers mois, on nous a répété que les Etats-Unis étaient sur le point d’annoncer un grand accord qui (…) allait satisfaire tout le monde », a-t-il ajouté, précisant « n’avoir rien vu ni entendu qui aille dans ce sens ».

En entrant à la Maison Blanche, Donald Trump avait promis de parvenir à l’objectif ultime : la paix au Proche-Orient.

Mais, le 6 décembre, il a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël contre l’avis de la majorité des alliés de la région et face à l’opposition farouche des Palestiniens.

Les promesses de paix de M. Trump se sont transformées en « claque du siècle », a résumé Mahmoud Abbas dimanche, lors d’une réunion des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Ramallah.

La Russie qui, selon M. Lavrov, était prête à accueillir des discussions directes entre Israéliens et Palestiniens, a également regretté cette décision du président américain.

Les chances de reprise d’un dialogue direct entre les deux camps « sont proches de zéro au vu de la situation actuelle », a regretté le ministre russe, disant souhaiter « consulter dans un futur proche (ses) partenaires du Quartet » pour le Proche-Orient : l’Union européenne, l’ONU et les Etats-Unis.

 

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