Israël en guerre - Jour 262

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LES VICTIMES DES MASSACRES DU HAMAS DU 7/10/2023

Moshe Ohayon, 52 ans, activiste et directeur du projet 929 d’enseignement de la Torah

Décrit par le fondateur du projet, le rabbin Benny Lau, comme "l'essence de la bonté", Ohayon a été assassiné avec Eliad, son fils aîné

Moshe Oyahon. (Autorisation de la famille)
Moshe Oyahon. (Autorisation de la famille)

Moshe Ohayon, activiste social, a été tué avec son fils Eliad alors que tous les deux défendaient leur ville natale d’Ofakim pendant l’assaut du groupe terroriste du Hamas, le 7 octobre.

Environ 14 hommes armés étaient entrés dans la ville dans deux camionnettes ce matin-là, selon le maire d’Ofakim, alors que les terroristes attaquaient les kibboutzim, les moshavim et toutes les localités de la zone frontière de Gaza, faisant un carnage dans ces communautés.

Obayon et son fils ont fait partie des 50 habitants environ d’Ofakim à avoir été tués alors qu’ils défendaient leur ville, armés de couteaux et de quelques armes à feu. Ils devaient finalement aussi utiliser les propres armements des terroristes.

Moshe Ohayon, 52 ans, présidait le conseil d’administration du Shaharit Institute qui œuvre à rassembler les Israéliens issus de groupes ethniques, religieux et socioéconomiques différents.

Il était aussi directeur-général du Project 929, une initiative populaire dont l’objectif est de rendre la Torah accessible en donnant des extraits quotidiens de la Bible assortis d’informations intéressantes, de brèves explications, de vidéos, de photo et d’une narration pour ceux qui préfèrent écouter.

Il était un activiste de premier plan à Ofakim où il vivait depuis deux décennies.

Son fils Eliad, 21 ans, faisait aussi du bénévolat dans des ONGs.

Eliad Ohayon. (Autorisation de la famille)

Le docteur Eilon Schwartz, à la tête du Shaharit Institute, s’est souvenu qu’Obayon l’avait invité dans sa Soucca, le 5 octobre, pour une leçon donnée dans le cadre d’un événement intitulé « Apprendre et écouter ensemble ». Le rabbin Avi Giser, l’un des fondateurs de l’organisation rabbinique Zohar, avait également pris la parole à cette occasion.

Deux jours plus tard, à Simchat Torah – journée qui marque la fin de la fête de Souccot et qui fête la conclusion du cycle annuel de lectures hebdomadaires de la Torah – environ 2 500 terroristes avaient franchi la frontière depuis la bande de Gaza par voie maritime, terrestre et aérienne, tuant 1400 personnes et prenant des otages de tous les âges sous une pluie de roquettes qui s’était abattue sur les villes et sur les villages de l’État juif.

La vaste majorité des personnes tuées et kidnappées ce jour-là étaient des civils – comme Ohayon père et fils.

« Moshe était rayonnant lors de cet événement », a écrit Schwartz. « Il y avait entre 50 et 60 personnes qui étaient là et Moshe était rempli de joie de constater que certains de ses collègues et de ses plus proches amis avaient fait le voyage jusqu’à Ofakim pour le rejoindre, lui et sa communauté ».

« Samedi matin, le jour de la fête de Simchat Torah, Moshe et son fils Eliad ont été assassinés. Il (Moshe) a entendu des coups de feu dans le quartier et il est sorti de son habitation avec Eliad, une arme à feu à la main », a ajouté Schwartz.

« Quand nous avons appris ce qui s’était passé, nous avons tous souri à travers nos larmes et nous nous sommes dit : ‘C’était Moshe, toujours le premier à franchir la porte. Toujours devant’. »

Les corps sans vie des deux hommes n’avaient pas été retrouvés avant le dimanche en début de soirée.

Orna Angel, architecte reconnue et activiste, a écrit sur Facebook, le 14 octobre, qu’elle n’avait pas été capable d’écrire quelque chose au sujet de Moshe pendant des jours.

Ils avaient travaillé ensemble pendant plusieurs années au Mandel Northern Leadership Center.

« Nous étions tout de suite devenus des amis et nous savions qu’aucune opinion politique, aucune kippa sur la tête, aucun fruit de mer pendant Shabbat ne pourrait venir à bout de l’amour que nous ressentions tous les deux pour notre pays, de notre désir qu’il s’améliore ».

Elle a ajouté que « ta famille passait avant tout le reste – et quand j’ai appris que tu t’étais battu comme un lion, avec Eliad, ton fils aîné, j’ai souri malgré mon chagrin et ma souffrance immense – toi et ton fils bien-aimé Eliad. Moshe Ohayon, jamais je ne pourrais t’oublier ».

Le rabbin Benny Lau, créateur du projet 929, a dit qu’Oyahon était « l’essence de la bonté ».

Il a raconté que la dernière chose qu’Ohayon avait faite avait été de mettre en place des habitations temporaires sur tout le territoire israélien, pendant la fête de Souccot, où des Israéliens d’origine différentes et aux points de vue divers avaient pu se rencontrer et discuter.

Moshe Ohayon laisse derrière lui ses parents, son épouse Sarit et quatre enfants.

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