Naftali Bennett fustige ses rivaux
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Naftali Bennett fustige ses rivaux

Le chef de Yamina accuse Netanyahu et Lapid d'avoir échoué, la faction cherchant à capitaliser sur les bons résultats des sondages

Naftali Bennett, député de Yamina, s'adresse au plénum de la Knesset, le 2 décembre 2020. (Danny Shem Tov/ Porte-parole de la Knesset)
Naftali Bennett, député de Yamina, s'adresse au plénum de la Knesset, le 2 décembre 2020. (Danny Shem Tov/ Porte-parole de la Knesset)

Avec le retour (très) probable d’Israël aux urnes, le parti nationaliste de droite Yamina, dirigé par Naftali Bennett, a cherché mercredi à capitaliser sur le soutien croissant dont il ferait l’objet d’après plusieurs sondages, pourtant réputés pas très fiables en Israël.

Alors que le gouvernement semble sur le point de s’effondrer en raison des luttes intestines continues entre le Likud de Benjamin Netanyahu et Kakhol lavan de Benny Gantz, Yamina a soutenu mercredi une motion présentée par le chef de l’opposition, Yair Lapid et chef de Yesh Atid, visant à dissoudre la Knesset et à organiser des élections pour la quatrième fois en deux ans. La motion a ainsi pu passer sa lecture préliminaire en plénière grâce au soutien de Bennett.

« Maintenant, après l’adoption préliminaire du projet de loi visant à dissoudre la Knesset, nous appelons toutes les factions à s’unir et à accélérer [la proposition] afin que les élections aient lieu le plus tôt possible, au plus tard dans deux mois », a déclaré le parti sioniste religieux dans un communiqué.

Yamina a également appelé à réduire de 70 % le financement des campagnes électorales des partis.

« L’État d’Israël a besoin d’une campagne électorale courte, peu coûteuse et rapide, d’un gouvernement stable et d’un budget aussi vite que possible », a-t-il déclaré.

Ce parti, qui regroupe plusieurs factions de droite et d’extrême droite, a récemment vu son soutien augmenter dans les sondages, et son chef Naftali Bennett est devenu l’un des principaux critiques de la manière dont le gouvernement gère la pandémie de COVID-19 et les retombées économiques qui l’ont accompagnée.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) avec le ministre de la Défense de l’époque et chef de Yamina Naftali Bennett lors d’une réunion avec les chefs des partis de droite à la Knesset le 4 mars 2020. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Certains sondages lui donnent jusqu’à 23 sièges, juste derrière le Likud, et M. Bennett devrait se présenter pour la première fois au poste de Premier ministre. Pour pouvoir gagner, il aura probablement besoin du soutien du Likud ou de Yesh Atid, dirigé par le chef de l’opposition Yair Lapid. Les deux partis ne sont vraisemblablement pas susceptibles de le soutenir pour le poste.

Bennett était auparavant un partenaire de Netanyahu et faisait partie du bloc de partis de droite et religieux du Premier ministre, mais Yamina a été exclue de la coalition formée entre le Likud et Kakhol lavan après les élections de mars.

Avant le vote visant à dissoudre la Knesset, Bennett avait critiqué une nouvelle fois Netanyahu et Lapid, et le gouvernement pour la façon dont il avait réagi au coronavirus.

« Un million d’Israéliens voient qu’il y a un gouvernement ici qui ne se soucie tout simplement pas d’eux », a déclaré Bennett avant le vote préliminaire de la motion de censure à la Knesset, en se référant aux estimations du chômage. « Ce gouvernement a transformé la start-up nation en nation de luttes ».

« Il y a un dénominateur commun entre Netanyahu et Lapid », a déclaré M. Bennett. « Tous deux s’occupent de politique, nuit et jour, tous deux répandent la haine – la haine contre les Haredim, la haine contre les Arabes, la haine contre les résidents des implantations ». « Lapid et Netanyahu – vous avez tous les deux échoué. Aujourd’hui, soit le gouvernement se dissout, soit Israël le fera », a-t-il ajouté.

Le chef de l’opposition Yair Lapid lors du plénum de la Knesset, le 2 décembre 2020. (Porte-parole de la Knesset/Danny Shem-Tov)
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