Nasrallah appelle le Liban à accepter les armes iraniennes
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Nasrallah appelle le Liban à accepter les armes iraniennes

Le chef du Hezbollah a promis que son groupe combattrait aux côtés de l'Iran en cas de guerre avec les Etats-Unis

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours diffusé en direct lors d'un rassemblement pour commémorer le 40e anniversaire de la Révolution islamique d'Iran, dans le sud de Beyrouth, au Liban, le mercredi 6 février 2019. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours diffusé en direct lors d'un rassemblement pour commémorer le 40e anniversaire de la Révolution islamique d'Iran, dans le sud de Beyrouth, au Liban, le mercredi 6 février 2019. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

Mercredi, le groupe terroriste libanais a déclaré vouloir demander à l’Iran de fournir des armes et des systèmes de défense aérienne à l’armée libanaise pour lutter contre les avions de combat israélien et a appelé Beyrouth à accepter l’offre.

« Le gouvernement libanais va-t-il oser accepter les propositions iraniennes ? Pourquoi le Liban devrait-il avoir peur de coopérer avec l’Iran ? » a déclaré Nasrallah dans un message télévisé à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution iranienne et du renversement du Shah.

« Je suis un ami de l’Iran et je suis prêt à faire venir des systèmes de défense aérienne de l’Iran pour que l’armée libanaise puisse s’opposer à Israël », a déclaré Nasrallah selon le site d’information libanais Naharnet.

Nasrallah a passé plus d’une heure à faire l’éloge de l’Iran et des réussites politiques et économiques de la Révolution islamique.

Un partisan du Hezbollah tient un portait du défunt fondateur de la Révolution iranienne l’Ayatollah Khomeini lors d’un rassemblement pour commémorer le 40ème anniversaire de la Révolution islamique d’Iran, dans le sud de Beyrouth, au Liban, le mercredi 6 février 2019.
(AP Photo/Hussein Malla)

Le groupe terroriste chiite libanais a été formé en 1982 sous la supervision des Gardes révolutionnaires de l’Iran afin de lutter contre Israël. Il s’agit de l’implication iranienne la plus réussie à l’étranger, et le groupe sert de bras armé de la République islamique aux portes d’Israël.

Le groupe domine le paysage politique et militaire du Liban et dispose de dizaines de milliers de combattants entraînés mais aussi d’une grande variété d’armes sophistiquées. Son intervention en Syrie aux côtés du président Bachar Assad lui a également permis d’étendre son influence et son poids dans la région.

Au Liban, le groupe reste une puissance militaire inégalée, alors qu’il a fait une percée politique importante avec ses alliés lors des dernières élections parlementaires. Cela a permis au groupe de s’assurer trois postes ministériels au sein du nouveau gouvernement, intronisé la semaine dernière, y compris le puissant ministère de la Santé, qui dispose de l’un des plus importants budgets du pays.

Des partisans du Hezbollah crient des slogans et agitent des drapeaux du Liban, du Hezbollah et de l’Iran lors d’un rassemblement pour commémorer le 40ème anniversaire de la Révolution islamique d’Iran, dans le sud de Beyrouth, au Liban, le mercredi 6 février 2019.
(AP Photo/Hussein Malla)

Nasrallah a aussi promis que l’organisation défendrait l’Iran en cas de guerre, déclarant que la République islamique ne serait pas seule dans une confrontation avec les Etats-Unis.

Nasrallah a déclaré que la République islamique est actuellement l’état le plus puissant de la région, et ce que l’on a appelé l’axe de résistance mené par l’Iran est le plus fort jamais créé. Avec l’Iran, l’axe regroupe le régime d Assad avec des milices chiites en Irak et le Hezbollah.

« Si l’Amérique lance une guerre contre l’Iran, il ne sera pas seul dans la confrontation, parce que le destin de notre région est lié à la République islamique », a-t-il déclaré.

S’exprimant sur un grand écran, Nasrallah a dit que les Etats-Unis vont se retirer de la région et qu’ils n’ont pas de véritable option, à part les sanctions, pour faire pression sur l’Iran.

« Nous voyons bien que la lutte dans la région peut aller vers l’escalade et prendre des formes différentes, mais dans tous les cas, aujourd’hui, la République islamique est l’État le plus fort dans la région… et les Etats-Unis vont se retirer de plus en plus de la région », a-t-il dit.

Il a reconnu que le Hezbollah était « affecté » par les sanctions américaines sur l’Iran, mais a promis que le groupe terroriste « surmonterait les difficultés » grâce à sa « fermeté, sa volonté et sa détermination ».

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