Netanyahu affirme que les propos de Rouhani sont « absurdes »
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Netanyahu affirme que les propos de Rouhani sont « absurdes »

Le dirigeant iranien a affirmé plus tôt que les "forces sionistes" étaient responsables d’une "interférence en Syrie qui a augmenté les problèmes" et "soutenaient les terroristes"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à la Knesset à Jérusalem, le 12 mars 2018 (Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à la Knesset à Jérusalem, le 12 mars 2018 (Miriam Alster / Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé le président iranien mercredi après qu’Hassan Rouhani a accusé mardi Israël d’aggraver la situation en Syrie par des frappes intermittentes contre des sites militaires soutenus par l’Iran.

« Il n’y a pas de limite à cette absurdité », a déclaré Netanyahu dans un communiqué publié sur Twitter. « Les tentacules du terrorisme iranien accusent Israël de terrorisme », a-t-il ajouté.

« Si Rouhani n’est pas familier avec les attaques terroristes et les actes de sabotage que les Forces al-Qods [iraniennes] mènent quotidiennement en Syrie, Israël serait heureux de le mettre à jour », a déclaré le Premier ministre.

Rouhani a affirmé plus tôt que les « forces sionistes » étaient responsables d’une « interférence en Syrie qui a augmenté les problèmes ». « Ils ne respectent pas la souveraineté nationale syrienne. Ils bombardent des zones en Syrie. Ils soutiennent les terroristes. Ce sont des questions qui ont aggravé les problèmes de la Syrie », a-t-il expliqué.

Israël a mené des frappes intermittentes sur des convois d’armes à destination du groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, qui a juré la destruction de l’Etat juif.

Le dirigeant iranien a rencontré mercredi son homologue russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyep Erdogan afin de discuter de l’avenir du pays déchiré par la guerre.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre), le président russe Vladimir Poutine (à droite) et le président iranien Hassan Rouhani (à gauche) posent pour une photo avant le sommet tripartite Turquie-Russie-Iran à Ankara, en Turquie, le 4 avril 2018 (AFP / Pool / Tolga Bozoglu)

Dans une déclaration commune publiée à la fin de leur réunion, les trois dirigeants ont déclaré qu’ils s’opposaient aux agendas « séparatistes » qui porteraient atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie.

Ils ont réaffirmé leur engagement à œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu entre les parties en conflit en Syrie et ont souligné leur détermination à continuer de coopérer « afin d’éliminer finalement » le groupe Etat islamique et d’autres entités associées à al-Qaïda.

Ils ont également appelé à un important investissement international dans la reconstruction de la Syrie.

M. Erdogan a souligné l’échec de l’UE à fournir 3 milliards d’euros d’aide qui, selon lui, avaient été promis afin d’aider à la reconstruction du nord de la Syrie. Il a ajouté que la Turquie continuerait d’investir ses propres fonds dans la reconstruction de la Syrie.

Le ministre de la Défense et chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman dirige une réunion de sa faction à la Knesset, le 8 janvier 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Suite à ce commet tripartite, Avigdor Liberman, ministre de la Défense israélien, a déclaré que la réunion avait outrepassé le rôle des Etats-Unis et des Nations unies.

« C’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’une telle réunion a eu lieu sans l’approbation des Nations unies », a déclaré Liberman à la radio militaire israélienne.

« Ils déterminent ce que sera l’avenir de la Syrie sans aucun représentant des Etats-Unis », a-t-il dit, ajoutant qu’il ne croyait pas qu’Israël devrait « s’impliquer » en Syrie.

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