Netanyahu convoque une réunion sur l’intégration des Israéliens éthiopiens
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Netanyahu convoque une réunion sur l’intégration des Israéliens éthiopiens

Les capacités de la commission restent peu claires et les manifestations devraient reprendre dans tout le pays dans l'après-midi. Rivlin, pour sa part, lance un appel au calme

Des policiers israéliens lors d'une manifestation après la mort de Solomon Tekah, un Israélien d'origine éthiopienne de 19 ans, tué quelques jours auparavant à Kiryat Haim par un policier qui n'était pas en service, à Tel Aviv, le 2 juillet 2019. (Adam Shuldman/Flash90)
Des policiers israéliens lors d'une manifestation après la mort de Solomon Tekah, un Israélien d'origine éthiopienne de 19 ans, tué quelques jours auparavant à Kiryat Haim par un policier qui n'était pas en service, à Tel Aviv, le 2 juillet 2019. (Adam Shuldman/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi qu’il convoquerait une commission ministérielle consacrée à l’intégration des citoyens israéliens d’origine éthiopienne en réponse à la mort d’un jeune homme de la communauté qui a été abattu, dimanche, par un policier et aux émeutes qui ont suivi.

Le bureau du Premier ministre n’a pas précisé quelles actions pourraient être décidées par cette commission pendant sa réunion, mercredi soir, ou quelles étaient les propositions sur la table. Le mouvement de protestation qui a suivi la mort de Solomon Tekah devrait reprendre en milieu d’après-midi.

Ce sont plus de 135 000 Juifs d’origine éthiopienne qui vivent en Israël. Ils sont arrivés lors de deux vagues principales d’immigration, en 1984 et en 1991 – mais un grand nombre d’entre eux doivent lutter pour s’intégrer dans la société israélienne.

Les leaders communautaires et autres décrivent la persistance d’un schéma de racisme et de violences de la part de la police à l’encontre des Israéliens originaires d’Ethiopie, malgré des promesses répétées de déraciner le problème.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau à Jérusalem, le 30 juin 2019. (Oded Balilty/AP)

Le président Reuven Rivlin a lancé mercredi un appel au calme, tout en avertissant que l’enquête sur la fusillade devait suivre son cours et que des changements étaient nécessaires.

« Nous devons nous arrêter, je le répète, nous devons nous arrêter – et réfléchir ensemble à comment, maintenant, nous pouvons aller de l’avant. Ce n’est pas une guerre civile. C’est une lutte partagée entre frères et sœurs pour le foyer qu’ils habitent tous, pour l’avenir commun qui les attend. Je demande à chacun d’entre nous d’agir avec responsabilité et avec modération », a dit Rivlin.

« Nous devons permettre à l’enquête sur la mort de Solomon de suivre son cours et nous devons empêcher la prochaine mort. La prochaine attaque. La prochaine humiliation. Nous sommes tous engagés à cela », a ajouté le président dans une déclaration.

La police a annoncé mercredi que 136 personnes avaient été arrêtées depuis le début, lundi, des manifestations qui ont suivi la mort de Solomon Tekah, 19 ans qui était survenue la veille.

Les individus qui ont été appréhendés sont soupçonnés d’avoir agressé les forces de l’ordre, d’actes de vandalisme et de trouble à l’ordre public.

Les services d’urgence du Magen David Adom ont fait savoir qu’ils avaient pris en charge 83 personnes – soit 47 policiers, 26 manifestants, 9 passants et un sapeur-pompier.

Selon la police, ce sont en tout 111 agents qui ont été blessés.

La police a noté avoir agi avec retenue pendant les premières heures des manifestations de mardi et avoir permis la liberté de protester mais elle a déclaré qu’elle « agira avec vigueur pour mettre un terme aux violences, en utilisant tous les moyens mis à notre disposition ».

Les manifestations avaient dégénéré en violences mardi, suite aux funérailles de Tekah.

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