Netanyahu dément ne pas avoir informé ses ministres de la livraison de farine à Gaza
Le bureau du Premier ministre affirme que le cabinet a approuvé l'entrée progressive de la farine américaine qui attend à Ashdod ; Chili Tropper soutient le Premier ministre
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Le bureau du Premier ministre a démenti mercredi une information selon laquelle Benjamin Netanyahu aurait dissimulé à ses ministres la décision de laisser entrer des dizaines de milliers de tonnes de farine dans la bande de Gaza.
La Douzième chaîne a déclaré que le cabinet n’avait pas été informé de la décision de faire entrer 150 camions, une quantité de farine qui répondrait aux besoins de la bande de Gaza pendant six mois, et que la mise en œuvre avait déjà commencé.
L’initiative a été annoncée pour la première fois par les États-Unis la semaine dernière, sans confirmation d’Israël. La Douzième chaîne a déclaré que les ministres avaient été surpris d’en prendre connaissance et que ceux qui avaient posé des questions à ce sujet s’étaient vu répondre que l’information était fausse. Toutefois, la livraison a déjà commencé.
Le bureau du Premier ministre a rejeté le reportage et a déclaré que le cabinet avait approuvé la livraison.
Le ministre Chili Tropper, du parti HaMahane HaMamlahti a soutenu le cabinet du Premier ministre, déclarant à la chaîne que « lors de la dernière réunion du cabinet, la semaine dernière je crois, Netanyahu a soulevé la question de la farine et il y a eu une délibération à ce sujet. »
Israël a d’abord fortement limité l’aide à Gaza à la suite du massacre du 7 octobre, lorsque quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption en Israël, tuant quelque 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et prenant 253 personnes en otage.
Au départ, il s’agissait de l’eau et de l’électricité qu’Israël fournit à l’enclave, mais ces services ont été rapidement rétablis, et de plus en plus d’aide a été autorisée à entrer dans le territoire sous la pression internationale afin d’atténuer la situation humanitaire difficile qui y règne. Les marchandises sont d’abord passées par l’Égypte, mais en décembre, Israël a approuvé pour la première fois la réouverture de son propre point de passage de Kerem Shalom afin de permettre l’acheminement de davantage de marchandises, sous la pression des États-Unis.
Plus tôt dans la journée de mercredi, des manifestants ont empêché une file de camions transportant de l’aide, dont certains arboraient des drapeaux égyptiens, d’entrer dans la bande de Gaza à partir de Kerem Shalom.
La manifestation, à laquelle participaient des familles d’otages détenus à Gaza, a mis en évidence la marge de manœuvre de plus en plus étroite du gouvernement, qui doit faire face à une pression internationale croissante pour autoriser davantage d’aide humanitaire à Gaza, tout en étant confronté à une pression intérieure intense pour obtenir la libération des otages, limiter l’aide aux habitants de Gaza et obtenir des résultats dans le cadre d’une campagne qui s’éternise et devient de plus en plus meurtrière.
Les Nations unies estiment que 1,9 million de Gazaouis, soit 85 % de la population d’avant-guerre, ont été déplacés, Israël ayant exhorté les civils à quitter les zones où se déroulaient les combats. Il y a des pénuries de nourriture, d’eau, de carburant et de médicaments malgré les efforts déployés pour acheminer des quantités plus importantes d’aide. La guerre en est à son 111e jour.
Canaan Lidor a contribué à cet article.
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