Netanyahu ferait des progrès pour faire entrer l’Union sioniste au gouvernement
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Netanyahu ferait des progrès pour faire entrer l’Union sioniste au gouvernement

Herzog nie les affirmations de la Dixième chaîne, qui a annoncé que le parti de centre gauche obtiendrait 8 portefeuilles

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec le chef de l'opposition Isaac Herzog pendant une cérémonie marquant le 50e anniversaire de la Knesset, le 19 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec le chef de l'opposition Isaac Herzog pendant une cérémonie marquant le 50e anniversaire de la Knesset, le 19 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait des progrès significatifs dans ses efforts pour faire entre le parti de centre gauche, l’Union sioniste, dans son gouvernement de coalition, a annoncé la Dixième chaîne.

Selon le reportage, l’Union sioniste recevrait huit portefeuilles ministériels dans le cadre de cet accord. Les huit comprennent le ministère des Affaires étrangères, qui irait probablement au chef du parti et de l’opposition, Isaac Herzog, ainsi que le ministère de la Culture et des Sports.

Netanyahu a agi comme le ministre des Affaires étrangères depuis la formation du gouvernement en 2015, amenant les experts à spéculer sur la possibilité qu’il conservait le poste pour Herzog s’il réussissait à convaincre l’Union sioniste de rejoindre le gouvernement.

Le Premier ministre a été cohérent et ouvert sur son désir d’élargir sa coalition, mais en mai, il a interrompu les négociations avec Herzog et a négocié l’accord qui a conduit le parti Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman à rejoindre le gouvernement et qui a permis à Liberman de devenir ministre de la Défense.

Depuis lors, les rumeurs d’un accord pour intégrer l’Union sioniste dans le gouvernement de Netanyahu n’ont cessé de flotter, au grand mécontentement des députés de l’opposition.

Herzog n’a pas tardé à nier avec véhémence les informations données par la Dixième chaîne, a annoncé mardi Ynet, tout comme le président de la faction de l’Union sioniste, Eitan Cabel.

« Herzog nie totalement [les faits rapportés par] le reportage et regrette qu’il y ait des gens qui répandent de fausses informations, même pendant les fêtes [juives] », a déclaré son bureau.

Cabel a quant à lui écrit sur Facebook : « Si les négociations ne se sont pas traduites en action la dernière fois, de mon point de vue non seulement il n’y a aucune raison de faire partie du gouvernement et il est absolument interdit de faire partie d’un gouvernement qui serait un enfer pour le mouvement dans lequel je suis né et j’ai grandi ».

Herzog a expliqué à plusieurs reprises que l’opportunité de rejoindre le gouvernement a été avortée lorsque Liberman est entré dans le gouvernement, mais les médias ont tout de même fait état de pourparlers en cours avec Netanyahu.

Il est loin d’être clair si l’ensemble de la faction de l’Union sioniste de la Knesset, forte de 24 députés – de nombreux membres qui ont critiqué Herzog pour avoir envisagé un partenariat avec Netanyahu – entrerait dans la coalition, même si Herzog était d’accord pour le faire.

Un signe précédent qu’un gouvernement d’union pouvait être à l’horizon est survenu la semaine dernière, quand Netanyahu a demandé à certains de ses ministres s’ils opposaient à l’inclusion de l’Union sioniste dans la coalition.

Seule une poignée de ministres étaient présents lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, dont le ministre des Finances Moshe Kahlon, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, le ministre de la Santé Yaakov Litzman et le ministre du Tourisme, Yariv Levin. Selon le site Ynet, il n’y a eu aucune opposition à l’expansion du gouvernement.

Aussi bien Liberman et le ministre de l’Éducation Naftali Bennett, qui dirige le parti de droite pro-implantation HaBayit HaYehudi, étaient absents.

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