Netanyahu rencontrera May lundi à Londres
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Netanyahu rencontrera May lundi à Londres

Le Premier ministre avait annulé une rencontre avec son homologue britannique après le vote de la résolution 2334

La Première ministre britannique Theresa May lors d'un discours prononcé à l'occasion d'un déjeuner organisé par les Amis conservateurs d'Israël, le 12 décembre 2016. (Crédit : CFI)
La Première ministre britannique Theresa May lors d'un discours prononcé à l'occasion d'un déjeuner organisé par les Amis conservateurs d'Israël, le 12 décembre 2016. (Crédit : CFI)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrera son homologue britannique Theresa May la semaine prochaine. Leur rencontre au 10 Downing Street aura lieu lundi.

Le bureau du Premier ministre à Jérusalem a confirmé ce voyage.

Quelques heures avant l’annonce de cette rencontre, le bureau britannique des Affaires étrangères avait fustigé les nouveaux projets de construction dans les implantations israéliennes. « L’annonce de logements supplémentaires en Cisjordanie s’inscrit dans une tendance croissante que nous condamnons », a déclaré Tobias Ellwood, chargé du Moyen Orient. « Nous avons toujours été clairs, les implantations sont illégales aux yeux du droit international, et ne mènent pas à la paix. »

En décembre, Netanyahu avait annulé une réunion prévue avec May pendant le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le mois dernier, en réponse à l’adoption de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a été votée par le Royaume-Uni.

L’adoption de la résolution a été permise par l’abstention de l’administration Obama sortante.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'inauguration du nouveau campus d'archéologie à Jérusalem, le 19 octobre 2016 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’inauguration du nouveau campus d’archéologie à Jérusalem, le 19 octobre 2016 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

L’ambassadeur adjoint du Royaume-Uni en Israël a été l’un des diplomates convoqués à Jérusalem le jour de Noël pour être réprimandé après le soutien de son pays à la résolution.

Même si les responsables israéliens ont accusé le président américain Barack Obama du succès de la résolution, il a ensuite été appris que la version originale, présentée par l’Egypte, était basée sur un document préparé par des diplomates et des juristes britanniques travaillant avec les Palestiniens.

Sous la pression du président américain élu Donald Trump, l’Egypte avait retiré sa proposition, avant qu’elle ne soit présentée par la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Sénégal et le Venezuela. Bien qu’Israël ait tenté de faire pression sur la Nouvelle-Zélande pour qu’elle cesse de soutenir la résolution, le Royaume-Uni a encouragé Wellington à rester sur sa position.

Une source britannique avait déclaré à l’époque à Jewish Chronicle avait dit que le vote favorable s’inscrivait dans la nouvelle stratégie de May envers Israël, selon laquelle les amis de l’Etat juif doivent prendre position contre les implantations pour s’attirer les faveurs des Palestiniens.

Cependant, Netanyahu n’avait pas parlé directement avec May, a établi le Times of Israël, alors que des signes indiquaient qu’elle aurait pu s’opposer au texte. May n’aurait pas été pleinement informée du contenu de la motion, et aurait pu vouloir s’abstenir ou même apposer son veto à la résolution.

Quelques jours après le vote, le porte-parole de la Première ministre avait sévèrement et inhabituellement critiqué le secrétaire d’Etat américain John Kerry pour son attention excessive portée sur les implantations israéliennes pendant son discours du 28 décembre dans lequel il défendait l’abstention américaine.

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