Netanyahu salue la position de Macron sur l’Iran
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Netanyahu salue la position de Macron sur l’Iran

La France soutient la politique d'Israël qui vise à contrer le comportement agressif de l'Iran dans la région, a déclaré le Premier ministre

Emmanuel Macron (g) rencontre Benjamin Netanyahu à l'Élysée, le 10 décembre 2017 à Paris. (Crédit : GPO)
Emmanuel Macron (g) rencontre Benjamin Netanyahu à l'Élysée, le 10 décembre 2017 à Paris. (Crédit : GPO)

La France soutient la politique d’Israël qui vise à contrer le comportement agressif de l’Iran dans la région, a déclaré dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’Iran tente de se renforcer militairement en Syrie et d’y construire des usines de missiles, a déclaré Netanyahu aux journalistes à l’ambassade d’Israël à Paris, quelques instants après avoir conclu sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron à l’Elysée.

« Nous sommes déterminés à empêcher cela et nous avons trouvé une oreille ouverte et une attitude de soutien », a affirmé Netanyahu.

Le Premier ministre a décrit Macron comme l’un des rares dirigeants occidentaux qui s’exprime ouvertement contre les agressions iraniennes en Syrie et au Liban. Netanyahu affirme que lui et le président français « se sont mis d’accord sur de nombreuses questions stratégiques ».

Netanyahu affirme qu’Israël agit pour protéger ses intérêts dans la région, faisant allusion aux frappes aériennes signalées en Syrie et au Liban afin d’empêcher les Iraniens de s’y établir militairement. « Je n’ai pas rencontré de véritable opposition à cette position [de la part de Macron] », a-t-il déclaré.

« Les anciens présidents français ont reconnu le danger présent, mais n’ont pas agi avec le même courage et la même audace que Macron, et c’est très important », a affirmé Netanyahu.

Israël et la France ont convenu d’améliorer leur coopération déjà forte concernant les questions de sécurité, a-t-il dit.

Aujourd’hui également, le président français Emmanuel Macron a déclaré que les opérations militaires contre le groupe Etat islamique allaient se poursuivre jusqu’à « mi, fin-février » en Syrie, contredisant la Russie qui a déclaré jeudi ce pays « totalement libéré » de l’EI, à l’instar de l’Irak.

L’EI a été combattu par les forces du régime de Damas, appuyées par l’aviation russe, qui ont repris la ville de Deir Ezzor (est) le 2 novembre et Boukamal, dernier centre urbain encore aux mains du groupe, le 19 novembre.

Les forces kurdo-arabes des FDS, soutenues par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, ont repris de leur côté Raqa, capitale autoproclamée du groupe en Syrie.

Les Occidentaux estiment que les FDS ont fourni le gros de l’offensive et que le régime de Damas s’est surtout mobilisé dans la dernière ligne droite contre l’EI.

« Il faudra ensuite construire la paix dans la durée. C’est là (avec le Liban, NDLR) que le coeur de l’action diplomatique française se concentrera dans la région », a ajouté Emmanuel Macron.

Insistant sur « la nécessité d’une solution politique sous l’égide des Nations unies » en Syrie, M. Macron a réaffirmé que la France prendrait avec ses partenaires « des initiatives en ce sens dès que le conflit sur le terrain sera parachevé ».

Le président français a proposé en juillet la création d’un « groupe de contact » sur la Syrie, incluant les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les pays de la région, pour enclencher une transition politique, sans grand succès pour l’heure.

En Irak, le Premier ministre Haider Al-Abadi a annoncé la victoire sur l’EI qui avait menacé en 2014 l’existence même de l’Etat irakien en s’emparant du tiers de son territoire. Il a toutefois appelé ses compatriotes à « rester sur le qui-vive ». L’Arabie saoudite, poids lourd de la région, a félicité dimanche le pays pour sa « grande victoire contre le terrorisme » et le groupe Etat islamique.

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