Netanyahu : si le virus ne ralentit pas, le confinement total sera envisagé
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Netanyahu : si le virus ne ralentit pas, le confinement total sera envisagé

"Restez chez vous, vous resterez en vie", a exhorté le Premier ministre, quelques heures après l'entrée en vigueur de nouvelles restrictions sur les déplacements des Israéliens

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 25 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 25 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti mercredi qu’un confinement total du pays pourrait être envisagé dans les jours à venir pour freiner la pandémie de coronavirus, quelques heures après l’entrée en vigueur de nouvelles restrictions sur les déplacements des Israéliens.

« Le nombre de personnes infectées double tous les jours », a-t-il dit. A ce rythme, « dans deux semaines, nous en aurons des milliers, dont de nombreux dans des états préoccupants ».

« Si nous n’observons pas immédiatement d’amélioration dans cette évolution, nous n’aurons pas le choix que d’imposer un confinement total », à l’exception de l’achat de nourriture et de médicaments, a prévenu Netanyahu lors d’un discours depuis son bureau à Jérusalem.

« C’est une question de jours », a-t-il ajouté, précisant que les préparatifs à ce type de scénario étaient déjà en cours d’élaboration.

Évoquant le nombre croissant de morts en Italie et en Espagne, dont le taux de mortalité a dépassé la Chine, et soulignant que le nombre de contaminations en Israël doublait tous les trois jours, le Premier ministre a de nouveau exhorté les Israéliens à se conformer aux règles de confinement et à rester chez eux.

« Vous devez rester chez vous. Restez chez vous, vous resterez en vie », a-t-il dit. « Si vous ne voulez pas protéger vos familles, ce sera un désastre », a-t-il souligné.

Même au sein des maisons, a ajouté le Premier ministre, les gens devraient garder leurs distances, se laver les mains. « Je sais que c’est difficile de rester à la maison avec de jeunes enfants, mais il n’y a pas le choix », a-t-il reconnu.

La police patrouille sur les plages de Tel Aviv, le 25 mars 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flah90)

Il a souligné qu’Israël œuvrait à l’obtention de matériel médical supplémentaire, qui fait l’objet d’une forte compétition internationale « sauvage et cruelle », y compris les tests de dépistage.

Le Premier ministre a déclaré que le gouvernement annoncera prochainement des mesures d’aides aux entreprises et aux indépendants. « Nous vous aiderons, nous prendrons soin de vous. Nous avons une économie solide, nous avons les moyens », a-t-il assuré.

Tout en précisant que nul ne sait quand la pandémie – qui a été comparée à la Peste noire, au choléra et à la grippe espagnole de 1918 – se terminera, Netanyahu a fait savoir que le gouvernement avait déjà mis sur pied un groupe de travail qui sera chargé de relancer l’activité économique du pays.

Comme dans les conférences de presse précédentes, il a de nouveau appelé le président du parti Kakhol lavan Benny Gantz à former un gouvernement d’urgence pour lutter contre l’épidémie, en restant silencieux sur la crise constitutionnelle déclenchée par le député de son parti du Likud et président de la Knesset Yuli Edelstein.

Le boulevard Rothschild presque désert à Tel Aviv, le 25 mars 2020. (Miriam Alster/Flash90)

« Nous avons survécu au Pharaon… nous survivrons au coronavirus », a affirmé  Netanyahu à la fin de son discours, en référence à la fête de Pessah.

Le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat, qui a pris la parole après, a également souligné que le gouvernement n’avait aucune idée de la durée de la crise : « nous pouvons supposer que ce ne sera pas court ».

« Mais, et c’est un grand mais, tout dépend de nous, pas seulement de nous, mais beaucoup de nous », a-t-il dit, demandant aux Israéliens de se conformer aux règles.

Meir Ben-Shabbat a expliqué que le gouvernement ne connaîtra pas les effets de ses mesures actuelles avant deux semaines et qu’entre-temps, il sera contraint de prendre d’autres décisions difficiles.

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