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Netanyahu soutient le renforcement du rôle du cabinet de sécurité

Un projet de loi permettrait au cabinet de sécurité de décider d'entrer en guerre ou de prendre des initiatives susceptibles de mener à la guerre

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Nagel, pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, à Jérusalem, le 18 septembre 2016. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Nagel, pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, à Jérusalem, le 18 septembre 2016. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash90)

MEXICO — Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exprimé son soutien à un projet de loi qui viendrait amender la Loi fondamentale israélienne et qui renforcerait le rôle du cabinet de sécurité et permettrait au Premier ministre de déclarer la guerre ou d’ordonner une opération militaire qui mènerait à la guerre avec la seule approbation de cette instance de 10 membres.

« Depuis plusieurs années maintenant, je pense que le cadre constitutionnel israélien n’est pas en mesure de gérer les défis militaires de notre époque contemporaine. Il faut un changement qui permette que des décisions critiques soient prises par le cabinet », a-t-il déclaré en marge d’une série de rencontres avec des hommes d’affaires mexicains et israéliens.

Ce changement nécessaire ne pourra survenir qu’en conséquence d’une nouvelle législation, a ajouté le Premier ministre. « C’est ce que nous allons faire », a-t-il promis.

Netanyahu a souligné qu’il ne se référait à aucune campagne militaire ou calendrier en particulier, mais qu’il cherchait plutôt un « changement structurel ».

Ce projet de loi permettrait au gouvernement d’autoriser le cabinet de sécurité à prendre des décisions sur une éventuelle entrée en guerre ou des initiatives susceptibles de mener à une guerre. De plus, des décisions pourraient être prises même si tous les membres du cabinet de sécurité ne sont pas présents au moment du vote.

Le gouvernement ne serait pas obligatoirement informé des décisions ou des raisons pour lesquelles elles ont été prises, selon le projet de loi.

Ce projet de loi a été préparé par le ministre de la Justice au mois d’août.

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