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Oman : le fils aîné du sultan Haitham devient prince héritier

Dhi Yazan est actuellement ministre de la Culture, des Sports et de la Jeunesse

Le ministre omanais des sports Sayyid Dhi Yazan bin Haitham assiste à la finale de la Coupe du Sultan Qaboos entre Dhofar et Al-Orouba au complexe sportif de Rustaq, à l'ouest de la capitale omanaise, Mascate. (Crédit : Haitham AL-SHUKAIRI / AFP)
Le ministre omanais des sports Sayyid Dhi Yazan bin Haitham assiste à la finale de la Coupe du Sultan Qaboos entre Dhofar et Al-Orouba au complexe sportif de Rustaq, à l'ouest de la capitale omanaise, Mascate. (Crédit : Haitham AL-SHUKAIRI / AFP)

Le fils aîné du sultan Haitham d’Oman est devenu mardi prince héritier, en vertu d’une nouvelle Loi fondamentale de l’Etat qui prévoit la transmission du pouvoir « du sultan à l’aîné de ses fils », selon le compte Twitter du bureau de communication du gouvernement.

Le sultan Haitham, 65 ans, avait émis lundi un décret portant sur un « mécanisme spécifique et stable pour le transfert du pouvoir et la nomination d’un prince héritier », une première dans l’histoire de ce pays du Golfe.

En vertu de l’article 5 de la nouvelle Loi fondamentale de l’Etat, « le pouvoir du sultan est transmis à l’aîné de ses fils, puis à l’aîné des fils de ce dernier et ainsi de suite ».

Le fils aîné du sultan Haitham est Dhi Yazan, actuellement ministre de la Culture, des Sports et de la Jeunesse.

Selon l’article 5, « si le fils aîné du sultan décède avant que le pouvoir ne lui soit transmis, il passe à l’aîné de ses fils, même si le défunt a des frères ».

Si le défunt n’a pas d’enfant, le pouvoir est transmis au plus âgé de ses frères.

Selon un autre article de la Loi fondamentale, « en cas d’empêchement provisoire concernant le sultan, c’est le prince héritier qui occupe ses fonctions ».

Le chef de l’Etat, qui a succédé à son cousin Qabous décédé en janvier 2020, a maintenu la politique étrangère neutre de son prédécesseur mais a effectué plusieurs changements en interne depuis son arrivée au pouvoir.

La Constitution omanaise prévoyait jusque-là que la famille royale choisisse, dans les trois jours suivant la vacance du trône, un successeur.

En cas de désaccord, la personne préalablement choisie par le sultan dans une lettre adressée à la famille royale lui succédait.

Le sultan doit être un membre de la famille royale, « musulman, adulte, rationnel et fils légitime de parents musulmans omanais ».

Au pouvoir pendant un demi-siècle, Qabous avait accédé au trône par un coup d’Etat contre son père en juillet 1970. Il n’avait pas de successeur désigné, n’ayant ni frère ni enfant.

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