Rechercher

PDG de Pfizer : Le monde devrait revenir à la normale d’ici « quelques mois »

Albert Bourla dit que la firme pharmaceutique vise à produire un vaccin annuel susceptible de couvrir tous les variants du COVID

Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, assiste à une cérémonie dans la ville de Thessalonique, au nord de la Grèce, le 12 octobre 2021. (AP Photo/Giannis Papanikos, dossier)
Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, assiste à une cérémonie dans la ville de Thessalonique, au nord de la Grèce, le 12 octobre 2021. (AP Photo/Giannis Papanikos, dossier)

Dans un entretien diffusé samedi à la télévision israélienne, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a prédit que le monde reviendrait à des conditions quasi normales dans quelques mois. Il a aussi précisé que l’entreprise pharmaceutique, basée aux États-Unis, visait à produire un vaccin annuel couvrant tous les variants du coronavirus.

« Une fois par an, il est plus facile de convaincre les gens de le faire. Il est plus facile pour les gens de s’en souvenir. D’un point de vue sanitaire, c’est une solution idéale. Nous cherchons à voir si nous pouvons créer un vaccin qui couvre Omicron, sans oublier les autres variants. Ça pourrait être une solution, à moins que quelque chose de complètement différent n’apparaisse », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne.

« Le virus ne sera pas éradiqué. Le virus sera avec nous pour les années à venir », a déclaré Bourla, ajoutant que « nous devrions pouvoir reprendre une vie normale… dans quelques mois ». Cependant, il a souligné qu’il continuera d’y avoir « des anomalies, comme Omicron… que nous pourrons contrôler ».

Il a précisé que Pfizer travaillait sur un vaccin contre le variant Omicron, tout en prédisant « qu’il y aura de nouveaux variants ».

Albert Bourla, PDG de Pfizer, prend la parole lors d’une cérémonie à Thessalonique, en Grèce, le 12 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Giannis Papanikos, File)

« Ce virus a tendance à créer de nouveaux variants… et à échapper à la protection immunitaire [que ce soit] des vaccins ou des protections naturelles », a-t-il déclaré.

Contrairement aux anciens variants, Bourla a déclaré que « seul Omicron » était capable de contourner la protection contre l’infection fournie par les vaccins. Sachant néanmoins qu’une inoculation renforcée reste efficace pour prévenir l’hospitalisation.

Bourla a également déclaré qu’il est régulièrement ciblé en ligne par des militants anti-vaccins qui publient de fausses informations à son sujet et lui envoient des lettres de menaces.

Différenciant la « minorité importante » de personnes qui hésitent à se faire vacciner, Bourla a déclaré dans une interview accordée à la Treizième chaîne que « seule une infime minorité de personnes profitent de la diffusion de ces fausses informations. »

Des manifestants anti-vaccins tiennent une pancarte lors d’un rassemblement à Paris, le samedi 17 juillet 2021. (Crédit : AP/Michel Euler)

« Ils savent très bien ce qu’ils font; ils font de la désinformation un art de vivre ; ce sont des criminels », a-t-il fustigé.

Il a déclaré que les anti-vaccins avaient faussement affirmé que sa femme était décédée après qu’il l’eut forcée à se faire vacciner, ce qui l’a obligé à appeler frénétiquement ses enfants et les parents âgés de sa femme pour les rassurer.

« Mais c’est le dégât le moins grave. Le plus gros problème, c’est que les gens croient ces choses… les personnes qui meurent ne sont généralement pas vaccinées », a déploré Bourla. « Des millions de personnes sont mortes à cause d’eux, ce petit nombre de criminels. »

Commentant ses liens avec les dirigeants israéliens, il a déclaré à la Douzième chaîne qu’il avait développé « des relations très cordiales avec Bibi [Netanyahu] et maintenant [le Premier ministre] Naftali [Bennett] ». Il a ajouté qu’il est resté en contact avec Benjamin Netanyahu.

Un centre de vaccination à Rehovot, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« Je sais qu’en Israël… vous avez des politiques qui vous divisent parfois. Mais pour nous, les Juifs de l’extérieur, il y a Israël. Il n’y a pas un parti ou l’autre », a-t-il dit. « Nous pensons qu’Israël est un lieu sûr où nous pouvons toujours aller. Donc pour nous, Israël est très important ».

Il a ajouté que, quel que soit le dirigeant de l’État juif, « pour moi, il sera toujours très important de répondre à l’appel immédiatement ».

Les entretiens ont eu lieu quelques jours après que la Fondation Genesis a annoncé que Bourla était le lauréat de son prix annuel. Le président Isaac Herzog remettra à Bourla le prix d’un million de dollars lors d’une cérémonie en Israël qui se tiendra le 29 juin.

L’année dernière, Bourla a été reçu les honneurs lors de la cérémonie officielle de Yom HaAtsmaout.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...