Peres : la politique étrangère de Trump serait “une très grande erreur”
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"Le passé est mort. Le futur est au programme"

Peres : la politique étrangère de Trump serait “une très grande erreur”

L’ancien président critique l’isolationnisme du candidat républicain et compare le geste des Palestiniens pour poursuivre la Grande-Bretagne à une redite des Croisades

L'ancien président Shimon Peres (au centre), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le président Reuven Rivlin pour la cérémonie de pose de la première pierre du Centre d'innovation israélien, le 21 juillet 2016. (Crédit : autorisation)
L'ancien président Shimon Peres (au centre), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le président Reuven Rivlin pour la cérémonie de pose de la première pierre du Centre d'innovation israélien, le 21 juillet 2016. (Crédit : autorisation)

L’ancien président d’Israël Shimon Peres a déclaré que mener la vision isolationniste de politique étrangère de Donald Trump serait « une très grande erreur ».

Pendant un entretien avec Bloomberg.com publié lundi, Peres, qui a occupé plusieurs postes importants en Israël depuis sa fondation en 1948, n’a pas appelé le candidat républicain par son nom.

Quand il a cependant été interrogé sur les déclarations de politique étrangère de Trump, le lauréat du prix Nobel de la Paix a déclaré que « suggérer que l’Amérique couperait ses relations avec l’OTAN, que l’Amérique laisserait le champ libre à d’autres pays, à mon avis, c’est une erreur. Une très grande erreur. »

Le mois dernier, Trump avait suggéré pendant un entretien avec le New York Times que le soutien militaire américain aux états membres de l’OTAN pourrait être conditionné aux obligations remplies envers l’alliance de ces membres.

Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump pendant un meeting de campagne au Trump SoHo Hotel, à New York, le 22 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump pendant un meeting de campagne au Trump SoHo Hotel, à New York, le 22 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Pendant l’entretien, Peres, qui aura 93 ans mardi, a également abordé d’autres sujets, comme le projet sur lequel il travaille pour rapprocher les entrepreneurs arabes et israéliens.

« Nous ne voulons pas faire qu’une nation start-up, mais une région start-up », a déclaré Peres à propos de son projet, le Centre d’innovation israélien. « La science n’a pas de drapeau. La science n’a pas de frontières. »

Interrogé sur la menace de l’Autorité palestinienne de poursuivre la Grande-Bretagne pour la déclaration Balfour de 1917, Peres a compare son mouvement à une redite des Croisades, les batailles médiévales pour le contrôle de la Terre Sainte.

« Le passé est mort, a-t-il déclaré. Le futur est au programme. »

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