Peretz et Lapid : les roquettes du Hamas montrent l’échec du gouvernement à Gaza
Rechercher

Peretz et Lapid : les roquettes du Hamas montrent l’échec du gouvernement à Gaza

Pour le chef de l'alliance Travailliste-Gesher, Netanyahu a fait une erreur lorsqu'il a absous le Hamas des violences de cette semaine ; Lapid déplore un manque de stratégie

Amir Peretz, le président des Travaillistes-Gesher s'exprime lors d'une réunion du parti à la Knesset à Jérusalem le 28 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Amir Peretz, le président des Travaillistes-Gesher s'exprime lors d'une réunion du parti à la Knesset à Jérusalem le 28 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Les députés de l’opposition ont pris d’assaut le gouvernement dans la journée de samedi, disant que la différenciation faite entre les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique pendant une flambée de violences, cette semaine, survenue entre Israël et la bande de Gaza avait été une erreur et après qu’il ait été révélé, selon certaines informations, que le Hamas serait à l’origine du tir de deux roquettes en direction de Beer Sheva aux toutes premières heures de la matinée de samedi.

Le député Amir Peretz, à la tête de l’alliance Travailliste-Gesher, a écrit sur Twitter que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait fait une erreur en renversant la politique habituelle du gouvernement consistant à tenir pour responsable le groupe terroriste pour toutes les attaques émanant de Gaza.

« La tentative de Netanyahu de contenir le Hamas et de l’exempter de toute responsabilité au cours de la dernière escalade s’est avérée être une erreur », a écrit Peretz, résident de Sdérot, une ville assaillie par les roquettes dont il est également l’ancien maire, dans son post publié sur le réseau social.

De plus, Peretz a estimé qu’une action militaire combinée à des initiatives politiques était la seule stratégie possible à l’avenir.

« Si le Hamas est responsable de la bande de Gaza, le Hamas est responsable pour toutes les activités terroristes menées contre Israël, que ce soit le Jihad islamique palestinien ou une autre organisation qui en soit à l’origine. Le solution concernant Gaza doit être un mélange de force militaire et de stratégie politique », a poursuivi Peretz.

Le co-président de Kakhol lavan Yair Lapid fait une déclaration aux médias à la Knesset, le 13 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le numéro deux de Kakhol lavan, Yair Lapid, a aussi blâmé le Premier ministre, disant que la première violation faite du cessez-le-feu était due à un manque de stratégie claire.

« La nuit dernière, le Hamas a contrevenu au cessez-le-feu et il a lancé des roquettes vers Israël. Pourquoi ? Parce qu’il peut le faire. Nous payons ici le manque d’une politique claire au cours des cinq dernières années », a écrit Lapid dans une publication parue sur Facebook.

« Sans politique claire, nous continuerons à aller d’un cessez-le-feu à l’autre – sans contrôle et sans résultats », a-t-il ajouté.

Au cours d’une nouvelle violation du cessez-le-feu qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, deux roquettes ont été tirées vers Israël depuis la bande de Gaza, déclenchant les sirènes à Beer Sheva pour la toute première fois de la nouvelle semaine. Les médias en hébreu ont fait savoir que les services de sécurité avaient attribué ces tirs de roquettes au Hamas.

Des membres des brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche militaire du Hamas, prennent part à un rassemblement à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, le 5 décembre 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les deux projectiles ont été abattus par le système de défense antimissile du Dôme de fer, a noté l’armée. Selon les services d’urgence et de secours du Magen David Adom, cinq personnes ont été prises en charge pour des crises d’angoisse et quatre ont été blessées alors qu’elles couraient vers des abris antiaériens, suite à l’attaque.

L’armée a précisé de manière significative qu’elle avait répondu à cette agression en frappant des cibles du Hamas au sein de l’enclave. Au cours des combats de cette semaine, Israël a affronté l’organisation terroriste du Jihad islamique, le Hamas – qui gouverne Gaza – se tenant en marge du conflit.

Dans un communiqué émis samedi matin, l’armée a déclaré que les cibles du Hamas visées dans les attaques avaient compris un camp militaire et un complexe appartenant aux forces navales du groupe terroriste. Des structures souterraines auraient également été touchées. Il n’y aurait pas eu de morts.

« Le groupe terroriste du Hamas est responsable de tout dans la bande de Gaza et il assumera les conséquences des actes terroristes commis à l’encontre des citoyens israéliens », a indiqué Tsahal.

Des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, le 13 novembre 2019. (Anas Baba/AFP)

L’attaque à la roquette a eu lieu après des entretiens entre les leaders du Hamas et du Jihad islamique qui ont convenu d’augmenter leur coopération, ont rapporté les médias palestiniens.

La Treizième chaîne a rapporté que le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, et le leader du Jihad islamique, Ziad Nahala, s’étaient parlé au téléphone peu avant l’envoi des deux roquettes sur Beer Sheva.

La veille, de hauts-membres du Hamas s’étaient à deux reprises vu interdire l’entrée, vendredi, d’une tente de deuil dressée en l’honneur d’un terroriste du Jihad islamique palestinien dont l’assassinat par Israël avait entraîné les combats dans la bande de Gaza. Les membres du Jihad islamique étaient apparemment furieux contre le Hamas après que le groupe terroriste à la tête de Gaza n’a pas participé aux flambées de violences qui ont opposé le groupe terroriste et l’Etat juif, mardi et mercredi.

Vendredi également, le Hamas a reconnu la mort de l’un de ses membres au cours des affrontements qui ont eu lieu cette semaine.

Les brigades Ezzedine Al-Qassam, l’aile armée du Hamas, a clamé qu’Ahmed Abdel al-Aal appartenait à ses rangs. Un communiqué du groupe n’a pas clairement établi s’il prenait part aux combats au moment de sa mort.

Selon l’aile militaire, al-Aal, 23 ans, et deux de ses frères, des adolescents, ont été tués lors d’un « bombardement sioniste » survenu mercredi.

Ce nouvel éclat de violences, aux premières heures de la matinée de samedi, a eu lieu alors que les Israéliens commençaient à se remettre de deux journées de combats intenses entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

Des pompiers israéliens tentent de maîtriser un incendie causé par une roquette, à Sdérot, le 12 novembre 2019. (Crédit : Flash90)

De mardi avant l’aube jusqu’à jeudi matin, Israël et le Jihad islamique ont combattu – des affrontements qui ont entraîné le tir de plus de 450 roquettes et obus de mortier vers Israël depuis l’enclave côtière. L’armée israélienne a répondu par des douzaines de frappes aériennes sur des structures du Jihad islamique et sur des cellules terroristes alors qu’elles lançaient – ou se préparaient à lancer – des roquettes.

Cette escalade a commencé quand une frappe de l’armée israélienne a tué Baha Abu al-Ata, commandant du groupe terroriste du Jihad islamique qui, selon Israël, a été le « premier instigateur » du terrorisme depuis Gaza au cours de l’année passée.

Selon des sources palestiniennes, 34 Gazaouis ont été tués. Jérusalem a annoncé que 25 de ces morts étaient des terroristes. Des responsables des droits de l’Homme ont clamé que 16 civils avaient perdu la vie.

Cinquante-cinq Israéliens ont été légèrement à modérément blessés ou pris en charge pour des crises d’angoisse.

Une explosion causée par une frappe israélienne à Gaza, le 14 novembre 2019. (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

La majorité des roquettes depuis Gaza ont atterri dans des champs ouverts ou ont été interceptées par les défenses anti-aériennes israéliennes. Certaines ont frappé des maisons, des entreprises et des rues, entraînant des blessures et des dégâts significatifs. Des douzaines de personnes ont également été blessées lors de chutes, alors qu’elles se précipitaient vers les abris anti-bombes.

En réponse à ces attaques, les militaires israéliens ont mené des douzaines de frappes contre des bases du Jihad islamique et des structures d’armement, ainsi que contre des équipes qui lançaient des roquettes dans toute la bande.

Israel et le Jihad islamique ont convenu d’un cessez-le-feu, jeudi matin, même s’il y a eu quatre attaques à la roquette pendant toute la journée qui a suivi et que l’armée israélienne a frappé des cibles du Jihad islamique à Gaza en représailles dans la nuit de jeudi.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...