Pluie de critiques pour la juge qui a repoussé la peine de prison du terroriste de Jérusalem
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Pluie de critiques pour la juge qui a repoussé la peine de prison du terroriste de Jérusalem

"Inapte a servir la justice", selon le fils d'une victime, "elle a du sang sur les mains", selon un membre du Likud. La sécurité va être renforcée autour de ses tribunaux

La sécurité israélienne sur le lieux de l'attentat terroriste dans un quartier de l'Est de Jérusalem, dans la quartier de Sheikh Jarrah, le 9 octobre 2016 (Crédits :Shlomi Cohen/Flash90)
La sécurité israélienne sur le lieux de l'attentat terroriste dans un quartier de l'Est de Jérusalem, dans la quartier de Sheikh Jarrah, le 9 octobre 2016 (Crédits :Shlomi Cohen/Flash90)

Le fils d’un Israélo-américain tué lors d’une attaque terroriste a appelé lundi à la destitution du juge qui a repoussé la date d’entrée en vigueur de sa décision sur l’incarcération du tireur responsable de la fusillade meurtrière dimanche à Jérusalem.

Micah Lakin Avni, dont le père Richard Lakin a été tué l’an dernier par deux Palestiniens à bord d’un bus dans la capitale, a adressé un courrier à Ayelet Shaked, ministre de la Justice, demandant à ce que la juge de la Cour des Magistrats de Jérusalem, Hagit Mack-Kalmanovitz soit destituée de ses fonctions, après qu’elle a repoussé la peine de prisons du terroristes pour des « considérations liées à son confort. »

En 2013, le tireur, dont l’identité est toujours sous embargo, a été mis en examen pour avoir agressé un officier de police dans la Vieille Ville de Jérusalem. L’affaire avait été abandonnée cette même année, puis rouverte en 2015. Après être parvenu à un accord en mai, il a été condamné à quatre mois de prison, mais Mack-Kalmanovitz a accepté sa demande de repousser la condamnation au 9 octobre. Il était censé se présenter à la prison dimanche.

Selon Avni, dans sa lettre à Shaked, Mack-Kalmanovitz n’était pas apte à officier en tant que juge, vu les enjeux sur les vies humaines engendrées par sa décision, ainsi que les dommages causés à la sécurité de l’état et dans la confiance du public dans le système juridique.

Levana Malihi, 60 ans, à gauche, et le policier Yosef Kirma, 29 ans, ont été tués pendant une attaque terroriste à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : porte-parole de la police israélienne)
Levana Malihi, 60 ans, à gauche, et le policier Yosef Kirma, 29 ans, ont été tués pendant une attaque terroriste à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : porte-parole de la police israélienne)

Yehuda Glick (Likud), a également critiqué la juge sur Twitter lundi matin, écrivant que bien que cette semaine soit celle de Yom Kippour (Jour du Grand Pardon), il ne lui pardonnerait pas sa décision. Le sang de ceux qui ont été tués dans l’attentat est sur ses mains, a écrit Glick.

Glick a ensuite retiré une partie de ses propos, disant qu’il avait « utilisé une formule inappropriée », et qu’il s’en « excuse ».

Suite aux critiques à l’égard de Mack-Kalmanovitz, la sécurité a été renforcée autour du Tribunal de Jérusalem et de la Cour des Magistrats, où elle travaille, selon les médias israéliens.

La juge Hagit Mack-Kalmanovitz, de la Cour des Mgistrats de Jérusalem (Crédit : Autorité judiciaire)
La juge Hagit Mack-Kalmanovitz, de la Cour des Mgistrats de Jérusalem (Crédit : Autorité judiciaire)

Glick et Mack-Kalmanovitz n’en sont pas à leur premier désaccord. La juge avait déjà interdit Glick de se rendre sur le mont du Temple en octobre 2014. Ce dernier avait été victime d’une attaque terroriste la semaine qui avait suivi la décision de Mack-Kalmanovitz. Il avait alors déclaré que la « tentative d’assassinat » du juge l’avait davantage blessé que la véritable tentative d’assassinat dont il avait été victime.

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